Le Directeur général, Zoubir Rekik, du Centre hospitalo-universitaire Nafissa-Hamoud (ex-Parnet) d’Hussein Dey, a affirmé jeudi à Alger qu’il oeuvrait à l’élargissement et à la modernisation du CHU dans les années à venir.

S’exprimant en marge des 5es Journées médico-chirurgicales du CHU Nefissa-Hamoud, M. Rekik a précisé que l’hôpital, en dépit de la réhabilitation de tous ses services, nécessitait «un élargissement et une modernisation pour s’adapter aux mutations et aux développements de la société et répondre ainsi aux besoins des patients», faisant savoir que la construction de cet hôpital remonte à plus d’un siècle. L’hôpital dispose d’une grande superficie de 20 000 m² que l’administration souhaite exploiter pour lancer le projet de construction d’un immeuble composé de 52 services modernes avec tous les équipements, d’autant qu’il contribuera à assurer le bon fonctionnement de ces services tout en répondant aux besoins du patient, outre la réduction du transfert des malades à l’étranger, a déclaré M. Rekik. Il a annoncé, par ailleurs, l’ouverture d’une nouvelle unité au service de cardiologie qui «prend en charge les troubles du rythme cardiaque». Ajoutant que cette unité sera dotée de moyens modernes à même d’améliorer la prise en charge des malades. Concernant les journées médico-chirurgicales au CHU Nefissa-Hamoud, le même responsable a indiqué qu’elles s’inscrivent «dans le cadre de la formation continue, d’autant qu’elles sont une étape pour évaluer les différentes activités du Centre tout au long de l’année de travail ». Cette manifestation scientifique vise, selon lui, « à faire connaître aux spécialistes et aux autres centres hospitaliers, les activités présentées par les différents services dans les domaines scientifiques ». M. Rekik a cité, à titre d’exemple, l’activité du service maternité, notamment en matière de vaccination qui s’inscrit dans le cadre du calendrier national des vaccins, revenant sur les différents obstacles rencontrés récemment. Il a affirmé, en outre, que les responsables du service œuvraient à «trouver les meilleurs moyens de sensibiliser les citoyens à l’importance de faire vacciner leurs enfants, afin de les prémunir contre les graves maladies infectieuses comme la rougeole, une maladie qui s’est propagée ces derniers mois en raison du refus des parents d’adhérer aux campagnes lancées par le ministère de la Santé. Concernant la grande surcharge enregistrée au niveau du service gynécologie obstétrique durant le mois d’été, M. Rekik a indiqué que l’établissement étant un important Centre hospitalo-universitaire (CHU), « le service connaît une grande charge tout au long de l’année, notamment en été », ajoutant qu’il s’agit d’une situation « très normale » enregistrée dans l’ensemble des CHU du pays. Le service gynécologie obstétrique dudit établissement est d’une capacité de 160 lits, doté de tous les équipements et activités liés à cette spécialité, ce qui explique la forte affluence des citoyennes issues des wilayas voisines, a poursuivi le même responsable, plaidant pour la nécessité de garantir une répartition régionale équitable dans ce domaine, en vue d’éviter aux citoyens les désagréments du déplacement et d’alléger la charge sur les grands hôpitaux de la capitale. Le professeur Houria Zeggane, du même service, a salué le programme national de prise en charge des femmes enceintes tracé par le ministère de la santé et susceptible d’atténuer la souffrance de cette catégorie de patientes, et d’éviter les déplacements entre les différents services des établissements hospitaliers, en veillant à assurer un bon suivi de la grossesse et partant prévenir le décès des femmes enceintes.   (APS)