La restauration collective représente 14% des cas d’intoxications alimentaires en Algérie, ont souligné samedi à Alger des experts lors d’une rencontre scientifique sur la prévention des toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) en industrie agroalimentaire. Les TIAC occupent une place prépondérante dans le classement des crises sanitaires alimentaires en Algérie, selon ces experts.

Selon le directeur de la qualité et de la consommation auprès du ministère du Commerce, M. Sami Kolli, a expliqué que l’une des principales causes des TIAC restait « la non-observance rigoureuse des bonnes pratiques de fabrication et d’hygiène » dans les installations industrielles ainsi que le non-respect de ces pratiques notamment en matière de préparation des plats en restauration collective. Le responsable a fait observer qu’actuellement, la prévention des TIAC est devenue une priorité nationale et que des mesures préventives et opérationnelles ont été prises par l’instauration des normes et des procédures réglementaires.
Il s’agit essentiellement de l’obligation de la mise en place de la méthode d’analyse et de maîtrise de sécurité sanitaire des denrées alimentaire (HACCP) dans les industries agro-alimentaire et du renforcement des opérations de contrôle et d’inspection.
Toutefois, il a relevé que l’efficacité de ces actions restait limitée en raison du manque de formation et d’expertise dans les systèmes de gestion de la qualité et de traçabilité.
M. Kolli a rappelé que l’Algérie dispose de 25 laboratoires opérationnels de recherche et de contrôle d’hygiène, alors que dans les années 1960 elle ne disposait que de trois laboratoires seulement. Concernant les intoxications alimentaires, le même intervenant a indiqué qu’en 2016, pas moins de 6 019 cas ont été recensés avec quatre décès enregistrés. Ce sont les wilayas de Blida, Médéa et de Constantine qui sont les plus touchées par ces intoxications, a-t-il fait savoir.
APS