La Direction de la formation professionnelle de la wilaya d’Alger a ouvert près de 10 000 nouvelles places pédagogiques en prévision de la prochaine rentrée de la formation professionnelle (session février), a affirmé Zegnoun Ahmed, directeur de la formation et de l’enseignement professionnels.

Le nombre de places pédagogiques ouvertes aux personnes désireuses de rejoindre le secteur de la formation professionnelle pour sa deuxième session, prévue le 26 février en cours, s’élève à 10 000, a indiqué M. Zegnoun à l’APS, précisant que de nouvelles spécialités sont disponibles visant à doter le secteur économique d’une main-d’œuvre qualifiée, dans le cadre de la diversification des offres de formation.
Relevant que les inscriptions, plus de 2 500, ne représentaient que 25% des places pédagogiques ouvertes, M. Zegnoun a indiqué que la Direction œuvrait à encourager les jeunes qui n’ont pas pu poursuivre leur scolarité à rejoindre les centres et instituts de la wilaya pour bénéficier d’une qualification professionnelle.
Les inscriptions pour la session de février 2017 ont débuté le 2 janvier et se poursuivront jusqu’au 18 février. Les opérations de sélection et d’orientation des candidats se dérouleront du 19 au 21 février pour être sanctionnées par l’annonce des résultats le 22 février.
La rentrée officielle pour les nouveaux stagiaires est prévue le 26 février mais elle sera prolongée de quelques jours pour laisser une chance aux jeunes de rejoindre les établissements de la formation professionnelle.
La nouvelle carte de formation professionnelle en vigueur au niveau national est basée sur la formation spécialisée qui répond aux besoins du marché du travail et de l’environnement économique national et offre plus d’opportunités en matière d’employabilité, a-t-il affirmé.
Plusieurs conventions ont été signées avec des entreprises économiques et des partenaires algériens et étrangers, en vue de développer et de moderniser le processus de formation en s’appuyant sur l’apprentissage, a précisé M. Zegnoun.
Près de 65% des stages sont proposés en apprentissage, a-t-il expliqué, indiquant que ce mode de formation avait donné des résultats « très satisfaisants » et « très positifs ».
Il s’agit de l’adaptation de la formation professionnelle au secteur de l’emploi notamment dans le cadre de l’amélioration de la prise en charge des activités de formation, classées par le gouvernement comme prioritaires, à savoir l’industrie, le bâtiment, les travaux publics, l’agriculture, l’hôtellerie et le tourisme, a-t-il précisé.
Le nombre de stagiaires du secteur de la formation et de l’apprentissage professionnels dans la wilaya d’Alger s’élève entre 40 000 et 45 000, répartis à travers 10 instituts, 48 centres de formation et 9 antennes supplémentaires, le tout encadré par 1 800 enseignants, a-t-il indiqué.
Mettant l’accent sur l’importance de « la formation continue » et du recyclage de tous les fonctionnaires des entreprises et cadres de la formation, afin d’améliorer les performances, M. Zegnoun a affirmé que la formation moderne était devenue une règle qui s’impose à tous les secteurs.
Concernant les spécialités, le même responsable a rappelé que la nomenclature compte 440 spécialités renouvelées par le réseau de gestion pédagogique en accord avec les différents secteurs d’activités, nécessite en permanence une actualisation et une adaptation aux besoins du marché du travail.
Une nouvelle carte de formation a été élaborée fin avril – début mai 2016 et mise en application depuis la rentrée de septembre, a indiqué M. Zegnoun, précisant que cette expérience pilote a donné lieu à la consécration de 15 % des spécialités de la nomenclature nationale.
La wilaya d’Alger dispose de deux centres d’excellence, premiers du genre au niveau national, en l’occurrence l’Institut national de l’électronique et des énergies renouvelables à Sbaât (Rouïba) en partenariat avec une entreprise étrangère et l’Institut national du bâtiment à El Harrach en partenariat avec l’entreprise publique Cosider.
Il est prévu prochainement l’ouverture d’un institut national des technologies de l’information et de la communication (TIC) à Bous Ismaïl (Tipasa) dans le cadre du plan national de formation professionnelle (Horizon 2030), selon le même responsable
Evoquant l’importance d’un équilibre régional de modes de formation au niveau national, M. Zegnoun a mis en exergue la nécessité de prendre en compte les spécificités géographiques de chaque région lors de la répartition de ces instituts spécialisées et de leur adaptation à ses besoins.
Pour répondre à la demande croissante et au changement dans l’activité économique, le responsable a indiqué qu’Alger -en tant que capitale- a besoin de diverses et nombreuses spécialités à leur tête les secteurs de l’habitat, de l’industrie, de l’hôtellerie, de l’artisanat, des métiers et des travaux publics.
Sur instruction du wali d’Alger, 40 jeunes bénéficieront, lors de la session de février, d’une formation de technicien supérieur en restauration du vieux bâti en collaboration avec une entreprise espagnole, de quatre entreprises de wilaya et des Offices de promotion et de gestion immobilières (OPGI).
Pour ce qui est de la réhabilitation des établissements de formation récemment endommagés par les intempéries, M. Zegnoun a précisé que les demandes d’allocations budgétaires des directions auprès à la wilaya ou de l’Assemblée populaire de wilaya (APW) ont été accordées pour entamer les travaux de restauration de plusieurs structures endommagées, en plus d’un budget pour le renouvellement des équipements. (APS)