Un pan de mur de quelque 4 mètres de haut menace de s’effondrer devant le portail de l’école primaire El Khanssa à Alger-Centre. Le mur en question construit en dur est complètement fissuré et détaché des piliers. Il ne tient encore que par un fragile équilibre et risque à tout moment de s’effondrer. Les riverains et parents d’élèves scolarisés à l’école primaire El Khansa, situé au Sacré-Cœur (Alger-centre), se disent inquiets pour la vie de leurs enfants. Et pour cause, l’un des murs de cet établissement scolaire risque de s’effondrer à tout moment. La sonnette d’alarme a été tirée «en saisissant qui de droit à l’effet de prendre en charge notre requête, mais sans résultat jusqu’à maintenant», ont-ils affirmé. «La situation évolue dangereusement avec la dégradation constante du mur haut de 4 mètres qui menace de tomber à tout moment», s’inquiètent-ils encore. Craignant pour la vie de leurs enfants, les parents en appellent aux pouvoirs publics. Par ailleurs, le plus étonnant dans cette histoire, est qu’une enveloppe de «60 millions de dinars a été mobilisée pour la réhabilitation de l’école El Khansaa». Cette rénovation comprenait d’importants travaux, dont la remise en état du réseau d’eaux pluviales, la réfection des murs du préau, la réalisation de la grande cour d’école en enrobé et béton désactivé, la création d’un coin jardinage et d’un espace en pelouse synthétique, la création d’une cour pour les élèves de maternelle avec un petit coin jardinage, la mise en place d’une salle informatique ainsi qu’une cantine, mais ces derniers n’ont pas pensé à rénover les murs de soutien de l’école. Malgré la gravité de la situation, à ce jour, les autorités ne sont pas intervenues pour restaurer ce mur et éviter une éventuelle catastrophe humaine.
La vétusté des infrastructures continue de faucher des vies
En Algérie, c’est le vieux bâti et l’habitat précaire qui occupent un place prépondérante dans le classement macabre des causes à l’origine de centaines de décès, déplorés chaque année à travers le territoire national.
Le nombre de décès en raison de la vétusté des différentes infrastructures est en train d’augmenter de manière effrayante. Après le couple à la Casbah, celui d’Oran, les bébés d’El Oued, ou encore cet enfant de 4 ans victime de l’effondrement du portail du stade 20-Août à Alger, une autre victime du laisser-aller, âgée de 13 ans, a retrouvée morte, dimanche à Sétif. Il s’agit d’un élève du CEM Ali-Zermani dans la commune de Bouandas dont le mur des sanitaires s’est effondré sur sa tête. Ce dramatique accident, survenu à 10H, a fait également deux blessés graves et provoqué une panique générale chez les parents.
En réaction au décès de leur camarade, les élèves de cet établissement du cycle moyen ont organisé une marche au centre-ville pour dénoncer la situation catastrophique des écoles et le laxisme ainsi que la mauvaise gestion du secteur de l’éducation par les responsables locaux.F. D.