De Tizi Ouzou Sarah A.M.
Ighil Mouhou, village haut perché sur les contreforts escarpés des Aït Yahia Moussa, à une trentaine de kilomètres de Tizi Ouzou, a accompagné, hier après-midi, dans la douleur, le petit Yanis à sa dernière demeure.
Les obsèques de l’enfant de quatre ans, disparu le 1er décembre dernier et dont le corps sans vie a été découvert quatre jours après, se sont déroulées en présence d’une foule nombreuse, aussitôt après l’arrivée de la dépouille mortuaire acheminée de l’hôpital de Draa El Mizan où elle était envoyée pour autopsie. La mise en terre permettra à la famille d’entamer son travail de deuil et aux villageois de se reposer après une semaine de mobilisation et surtout d’intense émotion suscitée par l’événement douloureux qui a tenu en haleine l’ensemble du pays. Et une opinion publique qui reste dans l’attente de réponses à des questions légitimes sur les conditions qui ont entouré la disparition de l’enfant et les circonstances de sa mort ainsi que de la découverte de sa dépouille au milieu d’une zone de maquis située à quelque mille mètres du domicile parental. Les éclaircissements que devra donner le Procureur général près le Tribunal de Draa El Mizan, dans sa conférence de presse, mettront fin aux rumeurs et aux supputations et informations contradictoires qui ont affolé la toile et suscité un emballement médiatique autour de ce douloureux événement.
Des supputations qui sont montées d’un cran après la macabre découverte du corps du garçonnet après plusieurs nuits de veille, d’intenses et harassantes recherches entreprises par les villageois, aidés par les éléments de la Protection civile et de la Gendarmerie, fouillant tous les espaces autour du village dans l’espoir de trouver l’enfant et de le rendre sain et sauf à ses parents.