Le Syndicat national des techniciens de la maintenance des avions (SNTMA) a décliné une énième invitation au dialogue adressée, lundi dernier, par la direction générale d’Air Algérie et a donc décidé, pour le moment, de maintenir sa grève prévue à partir du 31 juillet.

C’est la dernière tentative en date de la direction du pavillon aérien national de trouver une issue à ce bras de fer. Mais par la voix de son président, Ahmed Boutoumi, joint hier, le syndicat «refuse d’entrer en négociations avec la direction d’Air Algérie». Pourquoi ? Simplement parce que «nous nous sommes déjà rencontrés à plusieurs reprises sans résultats», regrette-t-il, non sans se montrer déterminé à mettre à exécution la menace de grève, prévue dès le 31 juillet à partir de 7h. Les propos du syndicaliste viennent contredire les assurances du ministre des Travaux publics et des Transports, Abdelghani Zaalane, qui avait indiqué, pas plus tard que lundi, que «des négociations entre la direction générale de la compagnie Air Algérie et les représentants syndicaux de la maintenance sont en cours». Affirmant que «la direction négocie également avec d’autres représentations syndicales». Au total, il avancera le chiffre de 23 syndicats, parmi lesquels ceux des pilotes, des PNC et, bien sûr, celui de la maintenance. Selon lui, les deux parties allaient parvenir, après plusieurs jours de négociations, à parapher un protocole d’accord. Ce n’est manifestement pas le cas car, selon M. Boutoumi, la grève est toujours maintenue même si, cette fois-ci, il parle d’un service minimum qui sera assuré, notamment pour le transport des hadjis. Le syndicat a deux principales revendications : le retour à un équilibre salarial conformément à la convention collective d’Air Algérie et la confirmation immédiate des mécaniciens ingénieurs recrutés dans le cadre de contrats à durée déterminée (CDD), «en infraction avec les lois de la République». Pour M. Boutoumi, le boycott de la réunion de lundi se justifie par le fait que les plateformes de revendications initiées et soumises par le SNTMA ont été détournées de leur objectif et remplacées par des solutions inadaptées qui ne feront qu’aggraver le déséquilibre salarial au sein de l’entreprise. La décision de la direction de la compagnie nationale de confirmer progressivement dans leurs postes les titulaires de CDD à partir du mois de septembre 2018 est jugée aberrante. «Pourquoi attendre le mois de septembre pour confirmer ce personnel qui se trouve dans cette situation depuis plus de trois ans pour certains ?», s’est interrogé le syndicaliste. Il n’en demeure pas moins que le SNTMA réaffirme, une fois de plus, son entière disponibilité à toute négociation mais sur la base de sa plateforme de revendications.