Par Bouzid Chalabi
Le nombre et le nom des hôtels consacrés au confinement des passagers d’Air Algérie, dans le cadre de la première phase d’ouverture partielle des frontières aériennes, sont enfin connus. En effet, ils sont au total huit établissements hôteliers à avoir été sélectionnés pour accueillir les milliers de ressortissants algériens qui rentrent au pays. Ce seront pour la région centre du pays trois hôtels situés à l’Ouest de la capitale, en l’occurrence le Mazafran, le l’hôtel du Port et la Marina. Pour les passagers de l’aéroport de Constantine, ils sont quatre, le Panoramique, le Novotel, le Hussein et Al Khayyam. Enfin, pour ce qui concerne les voyageurs de l’aéroport d’Oran, ils seront accueillis dans un seul établissement, le complexe touristique des Andalouses relevant du secteur public.
En somme, tous les établissements cités ci-dessus seront consacrés à la période de confinement de cinq jours de chacun et à chacune de nos ressortissants au retour dans leur pays. Ainsi chaque établissement sera appelé à assurer la période de confinement de cinq jours des vagues de personnes au rythme hebdomadaire des vols programmés jusqu’ici par Air Algérie. On imagine que les hôtels cités ci-dessus vont se voir soumis à des cycles de début et de fin de confinement. En clair, un ballet incessant d’arrivées et de départs de personnes. Mais quand on apprend de la part du responsable de la communication au sein de la compagnie aérienne nationale, Amine Andaloussi, qu’à la date du 30 mai pas moins de 7 500 billets ont été vendus, cela donne une idée sur ce qui attend les responsables de la gestion de chacun des hôtels consacrés à cet exceptionnel hébergement d’une clientèle particulière, c’est-à-dire exigeant une prestation de service tout à fait particulière pendant toute la durée de son confinement et parfois plus quand le test de dépistage s’avère encore positif et quand on sait que le pavillon national compte programmer d’autres vols internationaux vers d’autres destinations. Sans omettre d’ajouter qu’Air Algérie se montre déterminée à résoudre la problématique du demi-million de billets non utilisés par leurs propriétaires en raison de la fermeture de l’espace aérien suite à la crise sanitaire. Il faut croire que le département commercial du pavillon national va devoir mettre les bouchées doubles afin de pouvoir faire face, d’une part, à la demande et, d’autre part, traiter les billets inutilisés. Un travail de titan. n