Le syndicat UGTA des pilotes d’Air Algérie déclare, dans un communiqué, refuser la décision de la Direction de la compagnie de procéder à la réduction de 50% des reliquats de congés de ses membres en raison de la charge de travail et de l’obligation de service.
Le communiqué, daté du 15 mai, fait référence à une « réunion secrète avec quelques partenaires sociaux déclenchée par téléphone et sans invitation officielle» en date du 14 du même mois. Il reproche à la Direction d’Air Algérie de n’avoir trouvé comme solution à l’impact économique de la Covid-19 que de « réduire de 50% les salaires des reliquats de congés».
Il s’agit, donc, de congés à payer et non de salaires. Et la décision de la Direction de la compagnie de les raboter est, selon le syndicat, contraire aux déclarations du ministre conseiller et porte-parole de la présidence de la République qui a affirmé et « rassuré, mercredi 13 mai », précise la même source, qu’« il ne sera pas touché aux salaires des travailleurs ».
Le syndicat UGTA motive son refus d’une réduction de moitié des reliquats de congés des pilotes qui lui sont affiliés par le fait que leurs « salaires ne sont pas fixes » comme « dans les autres compagnies » et « sont majoritairement tributaires des heures de vols réalisées ». « De ce fait, indique-t-il, le protocole salarial dont nous sommes signataires a déjà pris en compte le cas de baisse d’activité, qui se répercute systématiquement par une diminution conséquente du salaire».
Et d’ajouter : « Il est évident que toute négociation concernant le salaire n’est qu’une provocation ayant pour but de semer la confusion et détourner l’attention sur les vrais chantiers à entamer ». « De vrais solutions managériales existent », croit savoir le syndicat, qui estime que la réduction de moitié des reliquats de congés n’est pas la bonne solution. « Nous refusons une négociation de salaires quelle que soit la forme », insiste le syndicat.
Quelle issue à ce bras de fer ? Le temps le dira et, d’ici-là, la grande préoccupation des professionnels de la compagnie comme de ses passagers reste la reprise des vols. Hier, le Syndicat des pilotes de ligne algériens (SPLA), autre partenaire social d’Air Algérie, a déclaré que la reprise des activités de la compagnie est envisageable à partir de la seconde moitié du mois de juin. n