Les services de sécurité de Aïn Defla ont démantelé un réseau international de douze personnes (dont trois étrangers) spécialisé dans le piratage téléphonique ciblant des organismes et entreprises publiques, a-t-on appris vendredi auprès de la cellule de communication de la Sûreté de wilaya. Ayant eu vent d’informations faisant état d’individus ayant procédé à des achats d’un grand nombre de puces téléphoniques appartenant à différents opérateurs locaux de téléphonie mobile activant à Khemis MIliana et Sidi Lakhdar, les éléments de la sûreté urbaine de cette dernière localité, appuyés par la brigade de lutte contre la cybercriminalité ainsi que la brigade de recherche et d’investigations (BRI) relevant de la sûreté de wilaya de Ain Defla ont mis en place un plan visant leur neutralisation, a-t-on indiqué de même source. Alors qu’ils procédaient à des achats d’un grand nombre de puces téléphoniques à Sidi Lakhdar, trois éléments du réseau ont été surpris par les policiers, a-t-on précisé, signalant que les puces ont été acquises à des fins criminelles après présentation de copies d’identité de personnes des deux sexes. Les investigations menées en coordination avec le parquet de Khemis MIliana ont permis aux policiers de mettre la main sur six autres à Alger personnes et Aïn Defla et d’identifier 3 membres de nationalité étrangère (un Espagnol et deux Marocains) du réseau, a-t-on fait savoir. Outre les équipements électroniques (permettant l’intrusion dans le système de traitement automatique de données) utilisés dans leurs activités répréhensibles, notant que la fouille minutieuse de leurs domiciles a permis aux policiers de mettre la main sur des appareils de réception et de distribution de l’Internet, des équipements informatiques, 39 puces SIM ainsi que des cartes d’identité de nombreuses victimes. Après accomplissement des procédures réglementaires en vigueur, un procès-verbal a été dressé à l’encontre des suspects portant notamment sur les griefs de «constitution d’un réseau spécialisé dans le piratage téléphonique, création d’un réseau international de communication électronique ouvert au public et transfert de lignes de communication électronique avec exploitation à des fins mercantiles». Présenté jeudi au procureur de la République près le tribunal de Khemis MIliana, les mis en cause ont par la suite comparu devant le juge d’instruction de la même instance judiciaire lequel a placé 5 d’entre eux sous mandat de dépôt, 3 sous contrôle judiciaire et émettant un mandat d’arrêt à l’encontre des 4 membres restant du réseau actuellement en fuite, a-t-on conclu. n