Les pratiques bureaucratiques semblent entraver la concrétisation de certains projets concernant le cadre de vie à Aïn Beïda (25 kilomètres à l’est du chef-lieu de wilaya), la plus grande agglomération de la wilaya d’Oum El Bouaghi, selon le président de l’Assemblée populaire communale de cette agglomération de près de 200 000 habitants.
En effet, ce dernier n’est pas allé avec le dos de la cuillère lors de l’émission « Forum » de la radio régionale d’Oum El Bouaghi pour dénoncer les retards de plus de 8 mois des travaux de revêtement des rues, cités et quartiers et fustiger carrément les services de contrôle financier, en dépit de l’existence d’une l’enveloppe financière du projet estimée à 9 milliards de centimes. Les travaux stagnent depuis plus de 8 mois, selon le P/APC de Aïn Beïda pour une seule raison, l’aval du contrôle financier. Pis, l’opération confiée à l’entreprise de wilaya spécialisée dans les travaux routiers (Sotrob) avait pourtant débuté, avec un certain taux de réalisation au mois de juillet 2019, avant de s’arrêter, selon des sources concordantes, faute de délivrance d’un ordre de service (ODS) à l’entreprise, au demeurant l’unique document garantissant le payement des travaux. Le P/APC de la plus grande agglomération de la wilaya a déploré aussi, lors de la même émission, la situation similaire pour d’autres projets avec d’autres structures telles l’Office national de l’assainissement (ONA) et l’Algérienne des Eaux (ADE).
La situation de la zone industrielle de Aïn Beïda, la plus ancienne de la wilaya, tardant à connaître la dynamique économique nécessaire, n’a pas manqué aussi à être déplorée par le même responsable à cause des insuffisances de l’AEP, l’assainissement, l’éclairage. Cependant, la même source a fait état d’une enveloppe financière de 5 milliards débloquée par la wilaya pour sa réhabilitation. A l’instar des autres agglomérations de la wilaya, les retards de l’attribution des lots de terrains (600) et logements sociaux (1 200 dont 700 achevés) ont soulevé la colère des citoyens à plusieurs reprises.
La dernière protestation a eu lieu il y a quelques jours où ils ont exigé carrément le départ de l’Assemblée populaire communale. Reste à savoir si avec l’arrivée du nouveau chef de l’Exécutif, les préoccupations des citoyens connaîtront-elles une dynamique quant à leur prise en charge ? Cela demeure l’espoir des administrés !
K. M.