La décision prise dans certaines wilayas de clore l’opération de dépôt de dossier pour permettre aux citoyens, pratiquant des métiers impactés par les effets de la pandémie de la Covid-19, de bénéficier d’une aide de 30 000 DA par mois, selon un décret exécutif publié au Journal Officiel n°44, a surpris de nombreux citoyens éligibles à ce dispositif. En effet, six jours après la publication du décret exécutif, soit le 3 août dernier, des administrations chargées de réceptionner les dossiers des personnes concernées par ledit dispositif d’aide n’ont pas trouvé mieux que de décider la clôture de l’opération. Un arrêt de la procédure après une très courte durée d’exécution n’est pas sans susciter des interrogations. Pour le président de l’Association nationale des commerçants algérien (ANCA), Hadj Tahar boulanouar, la décision de ne plus réceptionner de dossier est des plus surprenantes. Ce dernier contacté par Reporters, hier, révèle qu’il a eu écho de cette décision par l’intermédiaire des concernés qui, d’ailleurs, se «disent quelque peu floués», souligne le président de l’ANCA. Comme il a tenu à nous faire savoir que de nombreux professionnels éligibles à ce dispositif n’ont pas pu réunir en un temps aussi cours les pièces administratives à produire du dossier. Il considère qu’il y a eu «manque de communication» autour de cette opération ce qui a conduit à ce que de «nombreux commerçants mal ou peu informés se sont retrouvés devant des guichets fermés à leur grand désarroi». Devant cette situation, le responsable appelle les autorités locales à prolonger la date de clôture « pour permettre aux concernés de réunir leurs documents et ainsi déposer un dossier complet», préconise-t-il. Notons qu’aux dernières nouvelles, près de 50% des personnes concernées par le dispositif n’ont pu déposer leur dossier créant chez ces derniers beaucoup de déception. Ils s’en remettent aux autorités locales pour se pencher sur leur cas car les 30 000 DA qui leur seront octroyés mensuellement sont d’un grand secours pour eux, notamment pour les pères de famille qui se sont retrouvés sans revenus depuis près de cinq mois.
Rappelons enfin que cette aide financière accordée aux métiers, qui se sont retrouvés à l’arrêt suite au dispositif de confinement, n’est pas soumise à l’impôt et aux cotisations de sécurité sociale. S’agissant des modalités d’application des dispositions du décret, il est expliqué qu’elles sont fixées par arrêté interministériel des ministres chargés de l’Intérieur et des Collectivités locales, des Finances, du Commerce et du Travail.