La session de formation au profit des journalistes, sous le thème «Les réfugiés à travers les médias, quelles conséquences ?», tenue hier, a été mise à profit par le ministre de la Communication, Djamel Kaouane, pour réitérer l’engagement de l’Algérie sur la question humanitaire et de la solidarité aux réfugiés, «effective» et «inconditionnelle».

Pour preuve, en dépit de la crise financière, l’Algérie a mobilisé «pas moins de 100 millions de dollars» pour aider les migrants de la région subsaharienne, appelant à un traitement «économique et social» des causes profondes de migrations dans les pays de départ.

Face à la sensibilité des questions humanitaires, le ministre a souligné que le journaliste «ne doit pas subir le carcan des représentations, mais plutôt être en éveil, avec acuité, sur la façon dont les faits lui parviennent, d’une part, et d’autre part, sur la façon, la plus objective possible, de les formuler et de les donner à lire, à entendre ou à voir». «Aujourd’hui, alors qu’elle vient d’être désavouée par une grande puissance, la question des réfugiés se pose avec plus d’acuité, car de nouveaux fléaux, plus structurants, sont venus aggraver une problématique que le continent africain n’avait pas encore trouvé les moyens d’endiguer, faisant de notre pays la destination transitoire ou ultime d’un flux migratoire encore plus important, de populations en détresse auxquelles il est proposé, parfois en dépit du bon sens, des solutions sécuritaires et militaires», a-t-il expliqué. Il a rappelé, à cet égard, que «la conception juste que notre pays a de cette problématique et des enjeux humains et humanitaires qui sous-tendent son traitement médiatique a fait que nous avons adhéré à l’initiative du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) qui œuvre ainsi à l’optimisation, via l’information et la formation, de l’approche journalistique dans ce domaine».
Envers cette question, il a appelé à ce que le journaliste «ne se limite plus à la mission d’investigateur, mais également et surtout un partenaire constructif sur une chaîne d’intervenants humanitaires, dont parfois il peut se prévaloir d’être un articulateur primordial, (…) d’où l’importance de son rôle et le niveau de sa responsabilité qui consistent, en définitive, à construire les perceptions de l’opinion publique concernant les réfugiés que les citoyens pourraient aider, abriter ou même recruter».
De son côté, le représentant du HCR en Algérie, Hamdi Bukhari, a salué les «efforts considérables» de l’Algérie en matière de protection et d’assistance aux réfugiés, en général, et, en particulier, les Sahraouis vivant dans des camps depuis plus de quarante ans. Rappelant que les médias, à travers les journalistes, permettent la distribution, la diffusion et la communication d’information, il a mis en avant le fait que les journalistes sont des «alliés importants pour communiquer sur les crises humanitaires et sont devenus incontournables à l’expression démocratique de nos sociétés contemporaines».