A l’approche de l’Aïd El Adha pas moins de 140 points de vente de mouton seront autorisés à travers toute la wilaya d’Alger. « C’est ce qui a été décidé à l’issue d’une réunion de concertation entre les représentants de la Fédération nationale des éleveurs d’ovins (FNEO) et le ministre de l’Agriculture et du Développement rural qui s’est tenue dimanche dernier au siège dudit ministère », indique à Reporters le vice-président de la FNEO Belkacem Mezrour. Ce dernier, contacté par nos soins, nous fera savoir : « Nous nous sommes mis d’accord pour multiplier au maximum le nombre de points de vente autorisés au niveau de la wilaya d’Alger par souci majeur d’éviter les grandes affluences et les risques de contamination élevés au virus Covid-19 que cela induit. Autrement dit, à travers cette multiplication, les barrières de protection sanitaires, c’est-à-dire la distanciation physique peut être respectée ». Comme ce dernier a tenu à nous préciser : « Nous avons décidé en outre et d’un commun accord de passer à près de 160 points de vente si cela s’avère nécessaire.» Ainsi, et toujours selon le responsable, « à travers ce dispositif, éleveurs et citoyens se retrouvent rassurés dans le sens où les premiers habitués à écouler leurs moutons sur la place d’Alger ne seront pas pénalisés et les citoyens n’auront plus à se déplacer sur de longues distances et surtout de faire leur choix en toute quiétude ». Le vice-président nous faisant en outre remarquer que si le nombre de points de vente pour la capitale et ses environs a été fixé, « il reste à connaître leur emplacement exact pour que les éleveurs puissent s’y installer ». Non sans lancer dans ce sens qu’il faut faire vite. «Deux semaines seulement nous séparent de la célébration de l’Aïd El Adha, prévue le 31 juillet prochain », nous a-t-il enfin rappelés.
Ceci dit et à propos de la célébration de l’Aïd El Adha, il y a lieu de savoir que le gouvernement n’a pas encore pris de résolution sur la question de la célébration ou non de la fête religieuse, alors que l’Association nationale des oulémas et le Conseil national des imams autonomes font le forcing pour la tenue du rite du sacrifice. Ils ont émis chacun leur prise de position sur le sujet à travers des communiqués, dont la diffusion s’est faite de manière très rapprochée, ce qui va certainement pousser le gouvernement à trancher la question dans les jours qui viennent, alors que la situation épidémiologique du pays prête encore à l’inquiétude.
Pour les oulémas, par la voie du président de leur association, Abderrazak Guessoum, une fetwa détaillée sera émise cette semaine pour informer les Algériens sur le point de vue religieux. Selon ce dernier, cette fetwa sera émise après la consultation du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du coronavirus.
Toujours à propos de cette polémique autour de la célébration ou non du rituel religieux, il y a lieu de rappeler que le sénateur FLN Abdelouaheb Benzaim avait demandé l’annulation de la célébration de l’Aïd El Adha invitant la Commission de la fetwa, relevant du ministère des Affaires religieuses et des Wakfs d’envisager la possibilité d’abandonner la célébration du rite religieux, le jour de l’Aïd El Adha. Arguant que les cas de coronavirus enregistrent, de jour en jour, des records, avec une moyenne de 400 cas par jour depuis ces deux dernières semaines. Notons que le Docteur Berkat, membre du Comité de suivi de la pandémie de la Covid-19, n’a eu de cesse d’affirmer ces derniers jours que « face à la recrudescence de la pandémie, il devient très risqué de célébrer le rituel de l’Aïd El Adha » non sans préciser que « la décision finale revient au gouvernement ».