« Les zones frontalières du pays font l’objet d’un intérêt et d’une attention particuliers de la part des pouvoirs publics qui ont initié plusieurs programmes de développement à moyen et long termes en vue de promouvoir ces zones et améliorer le niveau de vie de leurs populations ». C’est ce qu’a indiqué, jeudi, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, lors d’une plénière de l’Assemblée populaire nationale (APN) consacrée aux questions orales.

Dans une réponse lue en son nom par le ministre des Relations avec le Parlement, Mahdjoub Bedda, M. Ouyahia a rappelé que ces programmes reposent sur d’importantes enveloppes financières qui ont été mobilisées pour essentiellement servir « la création de nouveaux postes d’emploi et de nouvelles activités commerciales productives dans ces régions ».
Il s’agit, à travers ces programmes, « d’appuyer les processus de développement dans ces zones sur les plans économique, sécuritaire, social et culturel
et consolider leurs propres capacités de développement en prenant des mesures indispensables pour surmonter les obstacles », a ajouté le chef du gouvernement. Soulignant que « l’’intérêt accordé par les parties concernées a porté, en premier lieu, sur l’aplanissement des difficultés à caractère géographique et territorial qui caractérisent ces régions et entravent grandement leur processus de développement et ce, à travers l’élaboration de
plusieurs études d’aménagement en concertation et en coordination avec les acteurs économiques et les partenaires au niveau local et central ». S’appuyant sur le Schéma national de l’aménagement du territoire 2030 (SNAT) prévoyant l’aménagement de 9 zones frontalières, « les autorités compétentes ont engagé une étude spécifique à chacune de ces régions pour un diagnostic et un bilan propres outre l’élaboration de plans et de programmes d’aménagement et de développement ainsi qu’une feuille de route permettant leur mise en œuvre et leur suivi », a expliqué M. Ouyahia. Avant de préciser qu’il s’agira d’aménager ces territoires de sorte à favoriser « la création de petites zones d’activité et de petits et moyens projets d’investissements » qui permettraient de les désenclaver et de leur insuffler une dynamique de développement et en améliorant le niveau de vie de leurs populations.
Ainsi des communes relevant de 12 wilayas frontalières ont bénéficié d’une enveloppe de 4,4 milliards de dinars, a chiffré le chef de l’Exécutif, rappelant, en outre, « l’inscription de plusieurs importants programmes liés à l’investissement public destinés à l’amélioration du cadre de vie et au soutien des infrastructures sous forme d’aides annuelles sur le budget de l’Etat au titre des Plans communaux de développement de 2018 (PCD) au niveau de plusieurs wilayas frontalières, à l’image de Béchar, Tlemcen, Tindouf et Naâma ».