Dans le cadre de la lutte contre l’importation des produits pyrotechniques, les amendes imposées se sont élevées à 294 millions DA en 2017, suite à la confiscation de près de 450 000 unités de ces produits prohibés.

C’est ce qu’a indiqué le Premier ministre Ahmed Ouyahia dans sa réponse à une question de la députée Hassina Zeddam (Indépendants) concernant la vente de produits pyrotechniques sur les marchés algériens, en dépit de leur prohibition par la loi, lue en son nom par le ministre des Relations avec le Parlement, Mahdjoub Bedda.
M. Ouyahia a affirmé que la lutte contre la vente de ces produits qui menacent l’économie nationale et la santé publique est «l’une des préoccupations majeures des pouvoirs publics»,  ajoutant qu’en 2005, un cadre juridique a été défini dans ce domaine, l’ordonnance 06-05 relative à la lutte contre la contrebande, «en vertu de laquelle l’Etat s’engage à soutenir tous les moyens et les mécanismes de lutte contre la contrebande, sous toutes ses formes, notamment des produits sensibles tels que les produits pyrotechniques».
L’article 10 de l’ordonnance 06-05 stipule que «la contrebande d’articles pyrotechniques est punie d’une peine d’emprisonnement d’un an à cinq ans et d’une amende égale à cinq fois la valeur de la marchandise confisquée». «Lorsque la marchandise objet de contrebande est découverte dans un endroit spécialement aménagé à des fins de contrebande, les auteurs sont punis d’une peine d’emprisonnement de deux ans à dix ans et d’une amende, égale dix fois à la valeur de la marchandise confisquée».
S’agissant de la deuxième partie de la question de la députée, relative à la non-introduction des produits pyrotechniques dans la liste des marchandises concernées par la mesure de suspension temporaire à l’importation jusqu’au rétablissement de l’équilibre de la balance des paiements, en vertu des dispositions du décret exécutif 18-02 du 7 janvier 2018, portant désignation des marchandises soumises au régime de restrictions à l’importation, M. Ouyahia a affirmé que cette mesure n’était pas nécessaire en raison de l’absence totale d’un code pour ces produits au niveau de la nomenclature des activités économiques soumises au registre du commerce. Ces produits étant, explique le Premier ministre, déjà classés parmi les produits interdits en vertu d’un texte juridique, à l’image de tous les autres produits sensibles et dangereux.