Après LG Electronic Algérie, Samsung est le deuxième géant mondial de la téléphonie à fabriquer des smartphones en Algérie. Ce nouvel investissement témoigne du dynamisme qui caractérise ces dernières années le secteur des technologies de l’information et de la communication.

A ce titre, Ahmed Mehdi Omarouyache, président du Cluster Numérique Algérie, estime que bien que ces multinationales se lancent seulement dans le montage de téléphones portables, «cela reste bon à prendre car ce sont des postes d’emploi qui vont être créés», surtout que l’exportation en la matière a de la marge. «Les industries dans ce domaine ont toutes une forte valeur technologique à prendre en considération. Il vaut mieux, pour notre pays, se lancer dans le montage des téléphones portables que de ne rien faire, car il ne faut pas nier que la fabrication des téléphones nécessite des brevets et ces derniers coûtent très cher. Cela va développer plus d’emplois en Algérie et un transfert conséquent de savoir-faire», nous dira M. Omarouyache. Selon lui, il y a quelques grandes entreprises dans le monde qui fabriquent des téléphones, car c’est une technologie de pointe qui change et qui nécessite des recherches très avancées et très difficiles. «Pour obtenir réellement la vraie valeur ajoutée, il faut avant tout avoir beaucoup de moyens et des chercheurs très pointus et un travail d’ingénierie», ajoutera-t-il. Pour rappel, LG Electronic Algérie s’est lancée dans l’assemblage de smartphones depuis novembre dernier. Lancé avec un partenaire algérien, la société produira progressivement une large gamme de téléphones portables du géant industriel sud-coréen suivant les normes internationales de qualité. Le premier téléphone en termes d’accessibilité de prix sera un téléphone 4G, avec un écran 5 pouces (LG 4K) qui a fait ses preuves en Algérie, mais aussi le LG X Power ainsi que d’autres modèles. Rappelons également que le tout premier smartphone fabriqué en Algérie a été celui de Condor, commercialisé en mars 2013. Mais pour l’histoire, les premiers téléphones portables ont été le fruit d’un partenariat entre Sitel, entreprise algérienne, et le géant suédois Ericsson, fabriqués à Tlemcen dans le milieu des années 2000. Pour en revenir à Condor, son investissement a été réalisé en partenariat avec une compagnie chinoise dénommée «HISENSE» qui a fourni les composants. Les processeurs qui entrent dans la fabrication du téléphone sont, quant à eux, d’origine des Etats-Unis.

Il y a également Huawei CBG Algérie qui compte se lancer dans le montage des smartphones en Algérie. «Notre présence en Algérie s’affirme davantage, avec l’ambition de créer une unité de montage. Le dossier est entre les mains du gouvernement algérien et nous attendons son aval pour nous lancer avec notre partenaire, localement, Moon Mobile», a révélé Dushi Dennis, Country Manager de Huawei CBG Algérie, en marge de la présentation des smartphones GR3 et GR5 en avril dernier.
Selon lui, la société en question commencera avec des appareils pour poursuivre par la suite avec les tablettes et autres terminaux. Mais il est clair qu’il lui faut assurer un transfert de technologie et parvenir à créer l’écosystème adéquat.