La production agricole algérienne en 2019 a généré quelque 2, 9 milliards de dollars (12% du PIB), selon le chiffre donné hier par l’APS. Cette production a permis, selon la même source, de réduire la facture d’importation qui a dépassé les 8, 5 milliards de dollars en 2018. A quelle proportion ? Le chiffre des ventes des produits agricoles algériens, notamment en Europe et en Afrique n’a pas été donné mais il devrait être plus important que celui enregistré durant l’exercice précédent, si l’on tient compte des déclarations des responsables et opérateurs qui ont participé aux foires et salons spécialisés à l’étranger. Cette performance relative, explique-t-on, est le résultat d’une politique d’organisation des filières et de leurs acteurs. Ainsi, selon l’APS, « de nouveaux conseils interprofessionnels ont été créés » dans les « filières caméline, de l’élevage des chevaux, des plantes aromatiques et médicinales et celles du bois et du liège ». Les nouveautés de 2019 portent surtout sur la consolidation de la coopération entre les secteurs de l’agriculture et le monde de la recherche qui se sont traduites par la signature de six arrêtés interministériels entre le ministère de l’Agriculture et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour la création d’unités de recherche au niveau de six instituts agricoles. « Il s’agit, rappelle l’APS, de l’Institut national de la protection des végétaux (INPV), de l’Institut national de la vulgarisation agricole (INVA), de l’Institut technique des grandes cultures (ITGC), de l’Institut technique des cultures maraîchères et industrielles (ITCMI) et de l’Institut technique de l’arboriculture fruitière et de la vigne (ITAFV) ».
Ces unités de recherches seront financées par la Caisse nationale de recherche et du développement technologique relevant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, rappelle-t-on. Leur entrée en activité devrait permettre « l’amélioration de la productivité agricole, la gestion rationnelle des ressources naturelles et l’amélioration du contrôle de la santé végétale. Elles devraient également permettre de revaloriser les ressources locales, notamment à travers le choix des types de semences ».

Extension des surfaces irriguées
Par ailleurs, les pouvoirs publics ont décidé, lors du dernier Conseil du gouvernement de l’année qui s’achève, d’impliquer davantage les jeunes diplômés porteurs de projets innovants pour assurer une agriculture durable et de qualité. Dans ce cadre, des facilitations nécessaires leur ont été promises, leur permettant de contribuer à l’investissement agricole et au développement des systèmes de production notamment dans le Sud et les Hauts-Plateaux afin de relever le défi de la sécurité alimentaire. 2019 a également été marqué par l’expansion de la production agricole, grâce à l’élargissement des espaces irrigués, estimés à 1,36 millions d’hectares ainsi que le réaménagement des points d’eau.
Par ailleurs, le secteur de la pêche, en pleine croissance, a été distingué cette année par la hausse des quotas de l’Algérie pour la pêche du thon rouge, passé à 1 444 tonnes, contre 1 306 tonnes en 2018. Le secteur a également connu une croissance de la flotte de pêche nationale avec 5 617 unités constituées de sardiniers, de chalutiers et de thoniers.
Le secteur aquacole a capté quant à lui un investissement de 75 milliards de dinars en 2019 pour la réalisation de 271 projets.
Aussi, 79 zones ont été localisées au niveau national en 2019 pour développer les activités aquacoles en plus de 75 projets aquacoles en milieu marin et en eau douce avec une capacité de production de
35 000 tonnes.<