Au Conseil de la nation (Sénat), le ministre de l’Agriculture a réaffirmé, jeudi dernier, que le système de concession est le seul à permettre l’exploitation des terres agricoles relevant du domaine de l’Etat.

« La question a été tranchée par le chef de l’Etat » et elle le restera », a-t-il déclaré en réponse à une question d’un parlementaire. Abdelkader Bouazghi a précisé que « les terres relevant du domaine de l’Etat sont soumises à un système de concession de 40 ans renouvelables » avec « possibilité d’hypothèque pour bénéficier des aides et des crédits bancaires nécessaires ».
Le ministre a assuré que davantage d’efforts seront déployés pour «l’extension et l’assainissement des terres agricoles ».
Il a indiqué que depuis la promulgation de la loi d’orientation de 2008, le secteur a connu le début d’une régularisation définitive des différentes situations du foncier agricole en vertu du transfert du droit de jouissance au droit de concession dont ont bénéficié jusqu’à présent 219 000 agriculteurs sur une superficie de 2,4 millions d’hectares relevant des domaines de l’Etat.
Le ministre a rappelé la mise en œuvre d’un programme de création des exploitations agricoles et d’élevage dans le but de promouvoir et d’encourager l’investissement dans le secteur agricole à travers la mise en valeur et l’octroi du droit de concession des terrains relevant des domaines publics. Les résultats enregistrés témoignent, selon lui, de l’efficacité de la méthode adoptée et du respect des hautes autorités de leurs engagements, à savoir l’octroi de 853 000 hectares à plus de 19 000 bénéficiaires.
Les programmes de mise en valeur, a-t-il souligné, tendent à augmenter la superficie des terres agricoles productives à 9 millions d’hectares à moyen terme au lieu de 8,5 millions d’hectares actuellement.