Jeudi dernier, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural répondait à l’APN aux questions des députés sur l’activité de son secteur. Dans son intervention, qui était particulièrement centrée sur l’agriculture dans les régions du sud du pays, Cherif Omari a affirmé que la production dans cette partie du territoire national contribue à hauteur de 21,6% de la production nationale, équivalente à 755 milliards de dinars.
Le ministre a cité en particulier la filière «dattière », dont la surface actuelle est de 164 000 hectares avec une production de 11,2 millions de quintaux de dattes. Il a également mentionné la production des légumineux, une culture qui a réalisé une performance également à 35 millions de quintaux sur une superficie de 60 000 hectares.
Pour ce qui concerne l’élevage camelin et caprin, Cherif Omari a fait état de l’introduction de mesures incitatives dans le cadre de la politique de soutien, consistant notamment en la mise à disposition des éleveurs de fourrages, y compris l’orge, et ce, à travers le rapprochement des points de vente de distribution du fourrage. Une mesure particulièrement applaudie par les éleveurs en cette période de sécheresse ; de la même façon que «la couverture sanitaire du bétail par les services vétérinaires à travers le renforcement des capacités de contrôle et la création de centres vétérinaires ».
L’élevage caprin et camelin dans les wilayas du Sud a bénéficié en 2018 d’un financement de 4,2 milliards de dinars, a rappelé le ministre, tandis qu’une autre enveloppe de 400 millions de dinars a été débloquée du budget de l’Etat 2020 pour soutenir les petits éleveurs et les investisseurs agricoles dans les wilayas du Sud. Le ministre a indiqué que les fonds consacrés à l’agriculture et au développement rural ont été dégelés, permettant à ces deux segments de la filière agricole saharienne de bénéficier de 244 millions de dinars, dont 174 millions destinés à la réhabilitation et à l’équipement des centres de santé animale dans les wilayas d’Adrar, Tamanrasset et Tindouf, et 70 millions de DA pour l’acquisition d’équipements roulants.
En ce qui concerne l’eau, qui est une source d’inquiétude pour les agriculteurs des régions du Sud et objet de polémique car des spécialistes estiment que la sollicitation « industrielle » des eaux souterraines posera tôt ou tard la question de la disponibilité de la ressource, Cherif Omari a déclaré qu’en collaboration avec le ministère des Ressources en eau son département travaille à l’extension de la superficie irriguée à 700 hectares à l’horizon 2035.