« Un recensement de toutes les terres non exploitées est en cours. Ceux qui n’ont pas procédé à la mise en valeur des terres dont ils ont bénéficiées seront déchus de leurs droits et les terres seront récupérées et attribuées à d’autres demandeurs conformément à la réglementation en vigueur » , a affirmé le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdeslam Chelghoum, lors de son intervention jeudi au Conseil de la nation.

Répondant à une question orale sur le sort des terres non exploitées dans la wilaya de Béchar et l’apport de ceux qui ont bénéficié de l’aide de l’Etat à la production agricole, le ministre a précisé que le recensement en cours ne concernait pas que la wilaya de Béchar mais l’ensemble du territoire national. Le ministre a, par ailleurs, précisé que 6 644 milliards de dinars avaient été alloués au développement agricole à travers le soutien accordé par l’Etat aux agriculteurs, notamment par le Fonds national de développement agricole.
Selon Chelghoum, plus de 9 000 exploitants ont bénéficié de ces aides, notamment pour la réalisation de 4 200 puits, la plantation de 12 000 hectares d’arbres fruitiers, la construction de 385 structures pour l’élevage, la réalisation de 8 chambres froides d’une capacité de 4 800 m3 et la distribution de 1 082
ruches d’abeilles.
Des chiffres en constante progression, selon le ministre de l’Agriculture, depuis 2001, année du lancement du programme national de développement agricole. Par ailleurs, la superficie arable est passée de 6 339 hectares à 22 000 tout comme l’augmentation de la valeur de la production qui est passée de 8,9 milliards de dinars en 2001 à 14,9 milliards de dinars en 2016, soit 1% de la valeur de la production agricole nationale. Dans la même foulée, les différentes filières agricoles, notamment stratégiques comme les céréales, la pomme de terre, les légumes et les fruits, ont également enregistré une croissance soutenue depuis 2001, a tenu à mentionner le ministre, faisant état de la création de 23 320 emplois, dont plus de 19 000 permanents, dans la wilaya. A une autre question sur le gel du projet d’aménagement de la forêt du Sahel, dans la wilaya de Boumerdès, le ministre a indiqué que la Direction des forêts s’attelait actuellement à l’examen du dossier de ce projet, gelé en raison de la baisse des revenus de l’Etat, en vue de le confier à des investisseurs privés. « Il s’agit d’une nouvelle vision qui permettra aux opérateurs privés d’investir dans la réalisation de projets de loisirs dans le secteur des forêts », a-t-il affirmé. La forêt du Sahel de Boumerdès s’étend sur une superficie de 342 ha, « dont 50 ha seront aménagés en espace de loisirs dans le cadre d’un projet, dont le coût s’élève à 200 millions de DA.