Les imams et les fonctionnaires du secteur des affaires religieuses attendent toujours une réaction des législateurs, qui introduiraient dans le code pénal des peines plus dures à l’encontre de leurs agresseurs. Un sit-in pourrait même être organisé prochainement à Alger,

si la situation n’évolue pas, avertit le secrétaire général du Syndicat national des imams et fonctionnaires des affaires religieuses, Djeloul Hadjimi. « Nous sommes toujours dans l’attente d’un durcissement des peines à l’égard de tels crimes contre les personnels de notre secteur. Cela doit se faire à travers la pénalisation des atteintes aux symboles religieux », indique
M. Hadjimi.
« S’il les choses restent en l’état, nous irons vers l’organisation de sit-in locaux au niveau des wilayas ainsi qu’un sit-in national à Alger, au niveau du siège de la centrale syndicale à Alger ou devant le siège de la tutelle sous condition qu’une autorisation nous soit remise », poursuit-il.
« Nous voulons que les peines appliquées contre les agresseurs des imams et les fonctionnaires du secteur soient durcies et qu’elles soient les mêmes que celles appliquées aux agresseurs de certaines catégories professionnelles, comme les juges ». Il y a à peine deux semaines, un muezzin, dans la wilaya de Laghouat, a rejoint la triste liste des victimes de crimes commis contre cette corporation. Alors qu’il appelait à la prière d’El Fadjr, ce dernier a été assassiné. L’assassin présumé a été arrêté le jour même du crime, selon certaines informations. Il y a deux jours, « un sit-in pacifique a été organisé au niveau de cette localité pour alerter les autorités et protester contre ce crime qui s’ajoute à tant d’autres», fait savoir Djeloul Hadjimi.
Des imams de 14 wilayas, des chouyoukh de zaouias, ainsi que des représentants de la société civile ont participé à ce sit-in, selon le secrétaire général du Syndicat national des imams et fonctionnaires des affaires religieuses, avant de rappeler qu’un appel a été « lancé récemment au président de la République ainsi qu’aux institutions concernées pour intervenir en vue de protéger les imams, les foukhaha et les gens de la référence religieuse nationale contre de telles agressions ».