L’ex-président de la Fédération algérienne de football (FAF), Mohamed Raouraoua, a saisi le secrétaire général de l’instance fédérale, Mohamed Saâd, pour une éventuelle intervention lors de la prochaine Assemblée générale ordinaire (AGO) prévue mardi prochain au Centre technique de Sidi Moussa.

Néanmoins, la réponse du SG, semble surprendre l’ex-président de la FAF qui lui répond avant que ne s’en suive un échange de courriels, que nous avons pu avoir en exclusivité, entre les deux concernés.
Le SG de la FAF a envoyé à l’ex-président de ladite structure, des documents relatifs à l’AG ordinaire de cette instance fédérale. Et l’ex-boss du foot Dz accuse réception en écrivant le courriel suivant : « Je vous remercie pour votre mail relatif à l’AGO et les documents envoyés. Je vous confirme ma participation à cette AGO incha Allah.
J’ai lu que vous nous demandez de nous inscrire pour prendre part aux débats, ce qui est inhabituel. Aussi, je vous prie de m’inscrire pour intervenir sur tous les points de l’ordre du jour et notamment le rapport moral ; le rapport financier ; le rapport du commissaire aux comptes ; le plan d’action et le projet de budget 2018. » Et la réponse du SG est instantanée : «Pour des considérations statutaires, organisationnelles et de timing, nous vous confirmons que les membres de l’AGO sont obligés d’envoyer des questions précises afin de nous permettre de nous préparer en conséquence. Je vous prie donc de bien vouloir envoyer vos questions dans les plus brefs délais. Vous n’êtes pas sans savoir Monsieur le Président qu’il est inhabituel qu’une Assemblée générale ordinaire se transforme en un lieu de débats. C’est plutôt un espace d’adoption ou de non adoption de bilans moral et financier.»
Le SG de la FAF voulait certainement, par cette réponse, rappeler à Raouraoua que, de son temps, les AG se déroulaient sans aucun débat et qu’il obligeait les membres de l’AG de s’inscrire pour intervenir alors que les règlements  permettent à chaque membre d’intervenir sur n’importe quel point de l’ordre du jour sans s’inscrire au préalable.
Par contre, si un membre voudrait faire une proposition ou projet, dans ce cas-là, il sera obligé d’écrire au SG de la FAF un mois avant le début des travaux dans la perspective de l’inscrire dans l’ordre du jour.

Raouraoua détient les règles et veut jouer
Suite à la dernière réponse du SG, l’ex-président de la FAF réagit en, écrivant que « Je suis très surpris par le contenu de votre mail. Je constate que vous légiférez au lieu et place des membres de l’Assemblée générale.  Vous semblez ne pas avoir suffisamment assimilé nos statuts et le règlement intérieur Adoptés  par  l’AG et approuvés par la Fifa.
Le fait que vous nous demandiez de nous inscrire pour parler  avant la séance de l’assemblée est un grave précédent. Contrairement à ce que vous voulez nous  imposer pour des raisons que j’ignore, et pour avoir présidé une vingtaine d’assemblées générales de la FAF, je vous signale que le droit à la parole et au débat après chaque point est un droit inaliénable de chaque membre de l’AG.
Dans le cas où personne ne réclame la parole votre rôle se limite à soumette la question au vote des membrers présents. Par ailleurs, en son temps j’attirerai votre attention sur l’application des statuts que vous n’avez pas respectés pour la prochaine AG. Enfin, étant nouveau à ce poste et je peux à la limite comprendre que vous ne maîtrisiez pas encore totalement vos missions et prérogatives. Je vous rappelle que vous n’avez aucun rôle politique et que vous devez vous limiter à assumer vos tâches administratives dans le STICT RESPECT DE NOS STATUTS et RÈGLEMENTS Y AFFÉRENTS.» Ce qui veut dire que l’ex-président de la FAF voudrait que le SG de la FAF ne se limite qu’à ses prérogatives administrative et ne point se mêler de « politique », soit le bras de fer qui l’oppose à l’actuel maître des lieux à Dely Brahim, Kheireddine Zetchi, sans le citer bien évidement. L’AGO promet d’être extraordinaire!