Les restrictions de circulation et les contrôles aux frontières des pays d’Afrique de l’Ouest et centrale mis en place pour lutter contre la pandémie de coronavirus (Covid-19) ont empêché 33.000 migrants de poursuivre leur voyage, a indiqué mardi l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Les données recueillies dans 35 points de transit clés en Afrique de l’Ouest et centrale par l’OIM indiquent que «les migrations régionales ont chuté de près de 50 % au cours du premier semestre 2020 (par rapport à 2019) en raison des restrictions de voyage imposées par les gouvernements pour empêcher la propagation de la Covid-19», a déclaré mardi Paul Dillon, porte-parole de l’agence onusienne lors d’un point de presse virtuel depuis Genève. L’OIM, estime qu’au moins 33.000 migrants sont actuellement bloqués aux frontières, y compris dans des centres de transit surpeuplés, en raison des restrictions de mobilité imposées par la Covid-19. «La plupart d’entre eux ont perdu leur emploi ou leurs revenus, ce qui peut également constituer un obstacle à l’accès aux services de santé» a déclaré Sophie Nonnenmacher, Directrice régionale par intérim du bureau régional de l’OIM pour l’Afrique de l’Ouest et centrale, citée dans un communiqué.
Plus largement, l’impact de la fermeture des frontières est 2ressenti par beaucoup en Afrique de l’Ouest et centrale. Bien que les restrictions à la mobilité telles que la fermeture de frontières aient contribué à limiter la propagation du nouveau coronavirus, l’OIM estime qu’elles ont eu des répercussions dévastatrices sur le commerce et les moyens de subsistance dans la région.
«Les migrants et les déplacés internes sont confrontés de manière disproportionnée aux effets de ces restrictions», prévient l’agence onusienne, rappelant que «les communautés frontalières et le commerce transfrontalier ont été touchés dans une région où 60 % de l’économie est informelle».