Les pays membres de l’Union africaine (UA), qui ont participé à la 3e assemblée générale du mécanisme de coopération policière africaine (Afripol), ont adopté, jeudi dernier à Alger, plusieurs recommandations issues des travaux des ateliers et des auditions des représentants de leurs institutions sécuritaires.

Les travaux de la 3e assemblée générale (AG) du mécanisme de l’Union Africaine de coopération policière (Afripol) ont pris fin, jeudi dernier à Alger, avec l’adoption de plusieurs recommandations, dont la coordination entre les responsables africains des organes de police.
Dans une allocution, le commissaire à la Paix et la Sécurité à l’Union africaine, Ismail Chergui, a affirmé que cette assemblée a été couronnée par plusieurs recommandations reflétant les aspirations et objectifs du continent africain à la réalisation de la paix et la sécurité, dont «l’accord pour coordonner le travail avec les responsables des dispositifs de la police africaine pour l’application des missions et opérations conjointes en matière de lutte contre le terrorisme et le crime transfrontalier». Parmi les recommandations, il a cité «l’adoption d’un plan stratégique de prévention et de lutte contre le crime organisé, le terrorisme et la cybercriminalité pour une durée de cinq ans», précisant que ladite stratégie reposait sur sept axes, notamment la mobilisation des moyens matériels et humains, la consolidation de la coopération entre les institutions policières et les autres forces de sécurité, en sus de la réalisation d’études stratégiques sur le crime organisé et le renforcement de la coopération internationale et régionale en matière de prévention et de lutte contre le crime et «l’adoption du système juridique devant régir le système de communication Afiscom lancé dans 50 pays africains». M. Chergui a indiqué que «cela n’est pas à écarter dans notre programme d’action et tous les individus recherchés par la justice en Algérie ou dans un autre Etat seront extradés par des voies sûres». «L’Afrique a un programme d’action pouvant faire d’Afripol un pivot de paix et de sécurité» dans le continent, a-t-il ajouté.
Poursuivant son intervention, il a fait savoir qu’Afripol «signera, prochainement, un accord avec l’Organisation d’Améripol (Organisation de la police des pays d’Amérique)», soulignant que «la coopération entre les organisations criminelles requérait une intensification de la coopération sécuritaire entre l’Afrique et le reste des organisations internationales et régionales». De son côté, Khelifa Ounissi, patron de la DGSN, a estimé que les résultats sanctionnant la rencontre «donneront un fort élan» à Afripol en vue de «s’adapter aux aspirations du continent» en termes de préservation de la sécurité et de la stabilité, entre autres missions de ce mécanisme qui repose, a-t-il dit, sur «l’échange d’informations et d’expériences, afin de lutter efficacement contre le terrorisme et le crime organisé».

L’Algérie réélue à la tête d’Afripol pour un nouveau mandat
Par ailleurs, l’Algérie a été réélue pour un nouveau mandat pour présider l’Afripol. Le directeur général de la Sûreté nationale et président de l’assemblée générale d’Afripol, Khelifa Ounissi, a indiqué qu’«en
renouvelant votre confiance à l’Algérie pour présider l’Afripol pour une nouvelle période, je tiens à vous exprimer notre sincère gratitude et tout l’honneur d’être à côté de mes frères pour assumer cette noble mission, en matière de lutte contre le terrorisme et les formes diverses de la criminalité organisée».
Il a ajouté que les membres d’Afripol ont soutenu la proposition du prolongement du mandat du bureau exécutif d’Afripol et de son secrétariat exécutif en reconnaissant «l’excellent» travail réalisé depuis la première assemblée générale en 2017.
A cette occasion, les chefs des organes de police des pays africains ont salué, dans une lettre lue par le Directeur de la police soudanaise, «le rôle pionnier de l’Algérie dans le soutien aux causes africaines», ainsi que «son souci» de renforcer la
coopération africaine et les efforts visant la relance et le développement de l’Afrique avec la préservation de sa sécurité et sa stabilité, outre «son rôle pionnier dans la lutte contre la violence et le terrorisme, et dans la diffusion des valeurs et principes des droits de l’Homme».
Ils se sont félicités, également, des efforts consentis par l’Etat algérien dans «le recouvrement de la sécurité et de la paix en Afrique à travers le dialogue sérieux et sans interférence dans les affaires internes des pays».