Le 21 avril prochain, la FIFA va examiner des dossiers liés au dernier tour des éliminatoires de la Coupe du Monde 2022 de la zone Afrique. De ce fait, la Fédération algérienne de football (FAF) attend la décision de l’instance par rapport à sa plainte sur l’arbitrage de Bakary Gassama. Après la sentence de la FIFA, la FAF pourrait saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne (Suisse). C’est -en tout cas- la procédure habituelle des recours. Même si l’espoir est infime, l’Algérie devrait épuiser toutes les voies légales et possibles pour tenter de changer l’épilogue du match contre le Cameroun qui a viré au cauchemar. La contestation auprès de l’instance mondiale pour dénoncer les décisions peu partiales de Gassama par moments risque grandement de ne pas aboutir à faire rejouer la partie.

Exploiter l’article 57 des statuts de la FIFA
Et pour cause, les séquences de jeu qui font l’objet de contestation relèvent plus de l’appréciatif que des erreurs arbitrales graves. En effet, il ne s’agit pas d’un but complètement valable annulé ou un penalty imaginaire accordé. On pense là à l’affaire d’Afrique du Sud – Sénégal de 2016. Partie finalement rejoué sur décision de la FIFA parce que le referee avait sifflé un penalty inexistant en faveur des Sud-Africains. En tout cas, si la structure footballistique planétaire déboute la FAF, il restera le recours au TAS pour ce litige. À ce propos, il est à noter que « conformément à l’art. 57 de ses Statuts, la FIFA reconnaît le recours au Tribunal Arbitral du Sport (TAS) – tribunal arbitral indépendant dont le siège est à Lausanne (Suisse) – en cas de litige impliquant la FIFA, les associations membres, les confédérations, les ligues, les clubs, les joueurs, les officiels, les agents organisateurs de matches licenciés et les intermédiaires ».

L’Egypte compte emprunter cette voie
En outre, il faut savoir que « la procédure arbitrale est régie par les dispositions du Code de l’arbitrage en matière de sport du TAS. Le TAS applique en premier lieu les divers règlements de la FIFA ainsi que le droit suisse à titre supplétif. La compétence du TAS est définie à l’art. 58 des Statuts de la FIFA, qui dispose que tout recours contre les décisions finales prises par les organes juridictionnels de la FIFA ainsi que contre les décisions prises par les confédérations, les associations membres ou les ligues sont déposables auprès du TAS sous 21 jours à compter de la date de réception de la décision en question ».
Sachant que le Mondial ne débutera qu’en novembre 2022, la FAF pourrait contester le verdict à venir de l’instance footballistique s’il ne lui sera pas favorable. En tout cas, l’Égypte, qui se retrouve dans le même cas de figure que l’Algérie, compte faire cette démarche si la FIFA ne l’acquitte pas. Ce feuilleton risque d’être long avec tous les (faux) espoirs qu’il nourrira. Pour conclure, on notera que toute décision du TAS est définitive et obligatoire pour les parties à compter de sa notification. Elle est exécutive conformément à la Convention de New York pour la reconnaissance et l’exécution des sentences arbitrales étrangères, que plus de 140 pays ont signée.