Le drame est encore dans tous les esprits. Mais Cardiff s’active aussi sur le plan financier. Et selon le Mail hier, le club gallois tente toujours de ne pas s’acquitter du paiement du transfert (17 millions d’euros) d’Emiliano Sala, décédé dans un accident d’avion. En tout cas pas dans sa totalité. Pour cela, les avocats de Cardiff ont contacté les autres clubs de Premier League afin de leur demander de l’aide. Et cela via des lettres, comme le révèle le Daily Mail.
Cardiff, qui espère s’en tirer à moindre coût dans cette malheureuse histoire, mène une enquête sur un point précis. Le club gallois s’appuie sur un mail de Willie McKay à Emiliano Sala. L’Ecossais, qui a servi d’intermédiaire dans cette affaire, explique dans ce courriel qu’il aurait fait monter «artificiellement» le prix du transfert en expliquant être à l’origine des rumeurs qui liaient Sala à d’autres clubs du Royaume. «C’est nous qui avons dit dans les médias que d’autres clubs étaient intéressés (West Ham, Everton, etc.), pour créer un intérêt autour de toi. C’est comme ça que nous procédons, et cela peut-être mal compris par le joueur. Mais sans cela, la plupart des gens ne te connaîtraient pas, parce que personne ne suit la L 1»,écrivait l’agent écossais dans ce mail révélé fin janvier par L’Equipe.
«Si nous ne sommes pas obligés…»
Cardiff essaye donc de savoir si d’autres pensionnaires de Premier League ont bien été sur les rangs pour essayer d’attirer l’attaquant argentin. Ou si ce n’était que des fausses informations pour faire monter les prix. Reste à savoir ce que cette démarche changerait sur le plan juridique et si cela permettrait à Cardiff de payer moins…
Mardi, le président de Cardiff City, Mehmet Dalman, avait en tout cas annoncé que son club paierait au FCN les indemnités de transfert… tout en expliquant qu’il ne le ferait pas sans s’être penché sur les «différentes anomalies du contrat» «Si contractuellement nous sommes obligés de les payer, alors nous le ferons. Nous sommes un club honorable», affirme M. Dalman à la BBC. «Mais si nous ne sommes pas obligés -et il existe quelques anomalies dans le contrat- il est certain que vous vous attendriez que moi, en tant que président et gardien des intérêts de ce club, l’examine et défende notre position. Et c’est ce que nous faisons», a ajouté le président du club gallois.
Cardiff cherche donc tous les recours possibles pour ne pas s’acquitter de la somme promise. Et pendant ce temps, le FC Nantes attend. Les Canaris ne comptent cependant pas rester sans rien à faire. Ils ont fait appel il y a quelques jours à deux avocats pour étudier les recours légaux possibles afin d’obliger le club de Premier League à honorer le paiement du transfert. Le premier versement des 17 millions d’euros n’a toujours pas été effectué, alors que le transfert a bien été enregistré par les instances avant l’accident. En clair, l’affaire Sala est loin d’être finie. Et ce volet donne un petit côté trouble voire cynique à cette triste histoire qui n’en avait pas besoin. n