La commune de Negrine, située au sud de Tébessa, sera décrétée « zone archéologique autorisée aux fouilles des spécialistes et chercheurs archéologues » sur instruction de la ministre de la Culture Malika Bendouda, qui a chargé les responsables du Centre national de recherche en archéologie (CNRA) du dossier.  Devant la mosaïque exposée au musée de Tébessa, découverte  cette année dans la région de Aïn Boudias, dans la commune de Negrine, et qui avait fait l’objet d’acte de vandalisme peu après sa mise au jour, la ministre a indiqué, dimanche dernier, à Tébessa, que «l’autorisation des fouilles dans cette région sera de nature à stopper les fouilles illégales et mettre un terme au phénomène de vandalisme, vol et trafic de vestiges», rapporte l’APS. La ministre a ajouté que la wilaya de Tébessa regorge de vestiges découverts ou enfouis qui doivent être préservés, valorisés médiatiquement et exploités dans les domaines de la culture et du tourisme pour attirer les touristes étrangers. Elle a relevé à ce propos que la commune de Negrine a connu une succession de civilisations qui ont laissé des vestiges multiples qui requièrent davantage d’attentions. Concernant la mosaïque vandalisée dans la commune de Negrine, la ministre a précisé que cette mosaïque, après son transfert du site de découverte vers le musée de Tébessa, sera restaurée par des spécialistes puis exposée au public dans un musée qui sera réservé à cet effet. Au sujet de la porte romaine de Caracalla au centre-ville de Tébessa, la ministre a donné instructions aux responsables locaux concernés pour entamer immédiatement une opération pour éliminer les traces de l’opération de restauration menée en 2004, qui avait lors des travaux au béton armé défiguré ce vestige archéologique, en préconisant de préserver l’esprit du lieu lors de toute restauration.
Sur le site du théâtre romain, elle a appelé les mêmes responsables à accorder de l’intérêt aux ruines de la wilaya de Tébessa et de les intégrer à l’industrie culturelle pour créer de nouvelles sources de revenus tout en veillant à les préserver contre toutes  formes de dégradation naturelle ou humaine. Par ailleurs, le wali de Tébessa, Atallah Moulati, a indiqué qu’une enveloppe de 15 millions DA du Fonds de garantie et solidarité des collectivités a été octroyée pour la réalisation d’une clôture autour de ce théâtre en attendant la mobilisation d’autres ressources et la levée du gel sur les projets de réhabilitation. Pour rappel, à la fin du mois de janvier dernier, l’archéologue spécialisé dans la restauration des mosaïques du Centre national de recherche en archéologie (CNRA), Ilyas Arifi, dépêché depuis Alger vers la commune de Negrinne, avait souligné que «la découverte en quinze jours de deux mosaïques dans cette commune renseigne sur la richesse archéologique de cette région et interpelle pour mettre au jour autant de pièces anciennes de diverses civilisations et œuvrer à les protéger du vandalisme et du du pillage». Soulignant l’importance d’intensifier et de coordonner les efforts entre les intervenants concernés pour mettre hors d’état de nuire les réseaux criminels qui s’adonnent au trafic des pièces archéologiques.n