Cinq femmes et une fillette ont été tuées lundi soir à Kaboul dans l’explosion d’un bus piégé, qui transportait des fonctionnaires du gouvernement afghan, a-t-on appris mardi de source officielle. «Malheureusement, cinq femmes ont été tuées» et 17 personnes blessées dans cet attentat, a déclaré à l’AFP Nasratullah Naseri, le porte-parole du ministère des Télécommunications, pour lequel les victimes travaillaient. Selon cette source, l’explosion a été causée par une bombe fixée sur le véhicule. Le bus transportait des fonctionnaires, hommes et femmes, des ministères des Télécommunications, de l’Éducation, et de l’Information et de la Culture, qui sont situés au même endroit. Une des victimes était enceinte et une petite fille est également décédée dans l’explosion, a précisé le ministère de l’Éducation. L’attentat n’a pas été immédiatement revendiqué, même si le gouvernement attribue généralement ce genre d’attaques aux talibans. Par ailleurs, des hommes armés ont attaqué mardi un bus rempli d’élèves et de professeurs de l’université de Baghlan (nord). Deux personnes, un élève et le chauffeur, ont été tuées et six enseignants blessés, a indiqué à l’AFP le recteur de l’université, Abdul Qadir Mahan. Dimanche soir, au moins trois personnes avaient été tuées et plus d’une dizaine blessées dans l’explosion de deux bombes fixées à des véhicules à Kaboul. Les violences ont augmenté ces derniers mois en Afghanistan, malgré l’ouverture en septembre à Doha de pourparlers de paix entre le gouvernement et les talibans. Les assassinats ciblés de journalistes, juges, médecins, personnalités politiques ou religieuses, et défenseurs des droits, se sont notamment multipliés, semant la terreur dans le pays. Le gouvernement du nouveau président américain, Joe Biden, qui doit décider s’il confirme ou non le retrait total des troupes américaines encore déployées en Afghanistan d’ici le 1er mai, s’active pour tenter de relancer ce processus de paix, actuellement au point mort.