Le verdict du procès dit de «Madame Maya», la sulfureuse fausse fille de l’ancien président, de son vrai nom Nachinache Zoulikha-Chafika, et dans lequel sont impliqués d’ex-hauts responsables, sera connu aujourd’hui au Tribunal de Chéraga.
Le Tribunal de Chéraga a requis, dans ce procès, une peine de 15 ans de prison ferme assortie d’une amende de 6 millions de dinars à l’encontre de l’accusée principale et des peines de 15 ans de prison ferme assortie d’une amende d’un million de dinars contre Mohamed Ghazi et Abdelghani Zaalane et 12 ans de prison ferme contre Abdelghani Hamel.
Ces responsables ont tenté de nier les faits qui leurs ont été reprochés «blanchiment d’argent», «trafic d’influence», «octroi d’indus avantages», «dilapidation de deniers publics», «incitation d’agents publics pour l’octroi d’indus avantages» et «transfert illicite de devises vers l’étranger».
Il faut noter que des peines allant de 5 à 12 ans de prison ferme ont été requises contre les cinq autres accusés dont Chafik Ghazi, le fils de Mohamed Ghazi, 5 ans et une amende de 500 000 DA, et l’ancien député à la retraite, Omar Yahiaoui, qui se trouve en situation de fuite à l’étranger, 10 ans et une amende d’un million de dinars.
Pour sa part, la défense de la partie civile avait estimé les pertes causées au Trésor public dans cette affaire à plus d’un milliard de dinars, alors que les accusés ont tous plaidé l’innocence lors de leur audition par le juge. «Madame Maya» est poursuivie, faut-il le souligner, dans deux affaires. La première concerne deux ex-ministres, Abdelghani Zaalane et Mohamed Ghazi, ainsi qu’un ex-député, poursuivis par la Cour suprême. La seconde concerne neuf prévenus dont «Madame Maya», ses deux filles, le fils de Mohamed Ghazi et Abdelghani Hamel. Les deux affaires se rejoignent cependant dans les chefs d’inculpations et les noms des personnes impliquées.
Lors des auditions, l’ancien ministre Mohamed El Ghazi a nié avoir des «complicités» avec l’accusée principale notamment quand le juge l’interroge si Madame Maya lui avait demandé d’intercéder auprès de Zaâlane, ancien wali d’Oran. Pour sa part, Abdelghani Hamel a été contraint d’apporter la contradiction aux accusations portées par ses anciens subalternes de la DGSN.