La Cour de justice d’Alger a reporté hier, «à la demande de la défense», la date d’ouverture du procès dit de l’affaire des «passations des marchés publics» au profit des entreprises de frères Kouninef. Le dossier, qui met en accusation pas moins de dix anciens ministres, dont les Premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, a, en effet, été programmé pour le 10 janvier prochain.
Pour rappel, le principal objet de la procédure, lancée dans la cadre de la législation réprimant la corruption, met en avant des soupçons de malversations, mais aussi des «octrois d’indus avantages» aux entreprises des frères Kouninef, lors des conclusions de marchés publics durant la présidence Bouteflika. Le dossier qui retient en ce sens les chefs d’accusation de dilapidation de biens publics, passation de contrats en violation de la loi ou encore de mauvaise gestion, met également en accusation l’ex-wali de Constantine, Noureddine Bedoui, l’ancien ministre de l’Industrie «en fuite» Abdessalem Bouchouareb, et Abdelhamid Temmar en sa qualité d’ex-ministre de la Participation et de la Promotion des investissements, ainsi que Houda-Imane Faraoun alors ministre de la Poste et des Technologies de l’information.