Un rassemblement en solidarité avec le journaliste Khaled Drareni a eu lieu, hier à la mi-journée, à la maison de la presse Tahar-Djaout à Alger. Des professionnels de la presse, des associatifs ainsi que des personnalités politiques ont pris part à ce regroupement pour réitérer leur appel à la libération de notre confrère, condamné le 10 août dernier à trois ans de prison ferme et à une amende de 500 000 dinars pour «incitation à attroupement non armé» et «atteinte à l’unité nationale», une sentence dénoncée comme «sans fondement», «inique», «injuste» et «orientée politiquement» par le collectif de défense.
La mobilisation d’hier est la deuxième du genre après celle de lundi 25 août. Elle a été organisée pour rappeler la «profonde indignation» suscitée par l’incarcération du journaliste à la prison de Koléa depuis quatre mois et du sort qui lui est réservé et en perspective, également, de son procès en appel prévu le 8 septembre prochain. Des slogans ont été scandés comme «Khaled Drareni est un journaliste libre», «Khaled Drareni n’est pas un khabardji», «libérez Drareni» et d’autres mots d’ordre criés ou affichés sur les nombreuses pancartes brandies à l’intérieur de la Maison de la presse en appui à la cause du confrère emprisonné.
Le rassemblement de la journée d’hier a été organisé par le Comité de soutien au journaliste dans le cadre de nombreuses autres initiatives destinées à sensibiliser l’opinion sur son sort, comme la signature, par exemple, d’une pétition appelant à sa libération. Cette réclamation lancée au lendemain du verdict condamnant Khaled Drareni a été signée par des milliers de personnes, près de deux mille, dont des journalistes, des défenseurs des droits humains, des personnalités politiques et associatives, des gens du monde de la culture et huit anciens moudjahidine. Elle fait écho aux très nombreux gestes de solidarité manifestés en Algérie et à l’étranger à travers les réseaux sociaux et des plateformes sur internet depuis le lancement, le 17 août, d’une campagne sous le slogan «Smaana» (nous avons entendu).
Les journalistes et les participants présents au sit-in à la maison de la presse se sont séparés avec la promesse de maintenir la mobilisation en faveur de la libération de Khaled Drareni et pour la défense de la liberté de la presse et du droit à exercer librement leur métier. n