L’ouverture du procès de l’homme d’affaires, Kamel Chikhi dit « El Bouchi », prévu hier au tribunal de Sidi M’Hamed, à Alger, a finalement été reporté au 26 février prochain. C’est le tribunal de Sidi M’hamed qui en a décidé ainsi en raison de l’absence de certains accusés et témoins clés dans le procès. Kamel Chikhi est, pour rappel, poursuivi avec 6 autres individus, actuellement en détention provisoire, pour « abus de fonction et d’octrois et perceptions d’indus avantages ».
Le procès du 26 février prochain est très attendu par l’opinion nationale puisque Kamel Chikhi devra répondre précisément des chefs d’accusation de corruption et d’octrois d’indus avantages dans l’affaire des conservateurs fonciers, dont un premier procès s’était tenu le 22 décembre de l’année écoulée. Une affaire qui a défrayé la chronique et où sont accusés nombre de cadres, dont l’ancien P/APC de Ben Aknoun et l’ancien Procureur près le tribunal de Boudouaou, prise en charge par le pôle judiciaire spécialisé dans la lutte contre la corruption du tribunal de Sidi M’Hamed. Il est utile de rappeler qu’en juillet dernier, le tribunal de Sidi M’hamed avait condamné « El Bouchi » à dix ans d’emprisonnement ferme, assortis d’une amende de 1 million de DA avec l’interdiction, pendant 5 ans, de conclure des marchés publics, outre le versement de 10 millions de DA au Trésor public en tant que partie civile. Concrètement parlant, Kamel Chikhi a été poursuivi dans cette affaire pour « incitation à l’abus de pouvoir et octrois de pots-de-vin à des fonctionnaires des services de l’urbanisme d’Alger en contrepartie d’indus services ». La condamnation du mis en cause a entraîné dans son sillage celle de 12 autres accusés pour « abus de pouvoir et de fonction et acceptations de pots-de-vin et de cadeaux de Kamel Chikhi en contrepartie de facilitations administratives pour la réalisation de ses projets immobiliers ». Le tribunal a prononcé à leur encontre des peines allant de quatre à huit ans de prison ferme. Dans le même temps, l’instance judiciaire a également prononcé la saisie des biens immobiliers de certains accusés et des membres de leurs familles et des amendes de 500 000 DA. Par ailleurs, il est utile de rappeler que Kamel Chikhi reste avant tout le principal accusé dans l’affaire des 701 kg de cocaïne saisis au port d’Oran, et pour laquelle il a été arrêté en mai 2018.