Ahmed Ouyahia, Amar Ghoul et Abdelghani Zaâlane terminent l’année 2020 sur de nouvelles peines prononcées, hier, par le Tribunal de Sidi M’hamed dans l’affaire du pillage d’un foncier touristique dans la wilaya de Skikda.
En effet, le Procureur de la République près la juridiction d’Alger a requis, hier, une peine de 12 ans de prison ferme assortie d’une amende d’un million de dinars contre respectivement Ahmed Ouyahia et Amar Ghoul, et une peine de 10 ans de prison ferme assortie d’une amende du même montant contre l’ancien ministre des Travaux publics, Abdelghani Zaalane. Une peine de 10 ans de prison ferme assortie d’une amende d’un million DA a également été requise par le Procureur de la République contre l’ancien wali de Skikda, Mohamed Bouderbali, poursuivi dans une affaire de «dilapidation de deniers publics» et «octroi d’indus avantages», consistant en une assiette foncière, en faveur de l’homme d’affaires Ahmed Ben Fassih.
Le procureur a requis aussi une peine de 8 ans de prison ferme assortie d’une amende d’un million DA contre l’autre ancien wali de Skikda, Fawzi Ben Hocine, et l’homme d’affaires Ahmed Ben Fassih, et 7 ans de prison ferme et une amende d’un million DA contre Derfouf Hadjri, ancien wali de Skikda également. Il a également requis une peine de 6 ans de prison ferme assortie d’une amende d’un million de DA contre les directeurs des Domaines de Skikda, Dehimi Cherif, Amara Rachid, Khelfaoui Nassereddine et Seif-Eddine Ben Fassih (fils de l’homme d’affaires Mohamed Ben Fassih) et l’ancien directeur des domaines au ministère des Finances, Himour Mohamed. Une peine de 5 ans de prison ferme assortie d’une amende d’un million de DA a également été requise contre Merabet Laidi, ancien directeur du port de Skikda, Haba Fayçal, ancien directeur de l’industrie de Skikda, et Kamel Aliouane, ancien cadre.
Le procès de l’affaire de détournement du foncier à Skikda a débuté avant-hier avec l’audition de nombreuses personnalités publiques ayant exercé dans les structures de l’Etat au niveau national et à l’échelle régionale. Dans l’affaire de corruption, dont Ahmed Ouyahia, auditionné par visioconférence depuis l’établissement pénitentiaire d’Abadla à Béchar, où il est emprisonné suite à sa condamnation dans d’autres affaires. L’ancien Premier ministre devrait être entendu une nouvelle fois dans l’affaire du montage automobile et du financement occulte de la campagne présidentielle de l’ancien président déchu dont la réouverture du dossier a été reportée pour le 9 janvier prochain, alors qu’elle était initialement programmée le 26 décembre. Cette audition qui relance l’affaire fait suite à l’avis de la Cour suprême qui a accepté, fin novembre, la cassation introduite par Ahmed Ouyahia, Abdelmalek Sellal et les hommes d’affaires condamnés dans cette affaire.
Le pourvoi en cassation avait été introduit en mars dernier après le verdict rendu par la Cour d’Alger, qui avait condamné Ouyahia et Sellal à, respectivement, 15 ans et 12 ans de prison ferme et les deux ex-ministres de l’Industrie, Youcef Yousfi et Bedda Mahdjoub à 5 ans de prison ferme alors qu’Abdeslam Bouchouareb, en fuite à l’étranger, a écopé de 20 ans de prison par contumace assortie d’un mandat d’arrêt international.