Depuis les erreurs professionnelles commises par l’ex-président du CR Belouizdad, Mohamed Bouhafs, et ses collaborateurs en refusant de régler les dettes du club ayant entraîné le forfait de l’équipe et la défalcation de trois points, les responsables des Rouge et Blanc ne cessent de « tromper » leurs propres fans !

La dernière décision du Tribunal arbitral du Sport (TAS), qui a rejeté, lundi dernier, l’appel déposé par la Société sportive par actions (SSPA)/CR Belouizdad pour la restitution des trois points défalqués suite à son forfait à domicile face à l’AS Aïn M’lila (défaite sur tapis verts : 3-0), est bien réglementaire. Et là, il est
« interdit » aux responsables actuels du club d’aller au TAS de Lausanne sous peine d’être sanctionnés par la Fédération algérienne de football (FAF). C’est bel et bien la réglementation qui l’indique.
Pour bien comprendre la situation, il est utile de rappeler qu’avant le début du championnat d’Algérie tous les clubs ont été destinataires d’un courrier les sommant de payer les dettes sous peine de se voir interdire le recrutement. Mais, les responsables de la formation belouizdadie ont non seulement recruté des joueurs, comme tous les autres clubs, mais en ont même abusé.
Il se trouve que le Chabab avait recruté pas moins de 17 joueurs durant le mercato d’été. Or, le club était (et il l’est toujours) interdit de recrutement. Ce qui explique pourquoi l’équipe n’a pu aligner ses joueurs lors du premier match de championnat face à l’AS Aïn M’lila, car les joueurs n’étaient pas qualifiés.
C’est alors qu’on a opté pour disputer le match avec les joueurs espoirs. Or, il se trouve que les responsables du CRB ont envoyé un dossier d’engagement incomplet pour cette catégorie. Car, il manquait les dossiers médicaux des joueurs. Sans dossier médical d’un joueur, la Ligue ne risquerait jamais de donner des licences, car sans celui-ci aucun joueur n’a droit à la qualification. Et c’est la raison pour laquelle le CRB a été sanctionné par la Commission concernée en défalquant les trois points à l’équipe.

Ignorance  des règlements ?
En déposant un recours au Tribunal arbitral du sport à Alger, les responsables du CRB savent-ils qu’ils commettent une double « faute professionnelle » : sportive et réglementaire. Sportive, car il fallait être sportif et accepter la sanction de défalcation des points. Sur le plan juridique cet état de fait est bien réglementaire, car les responsables ont bel et bien enfreint la réglementation.
Et le comble c’est qu’ils ont insisté pour déposer un recours au TAS d’Alger. Pourtant l’article 99 du TAS énumère les cas pour avoir recours au TAS. Et celui relatif au forfait n’est pas inclu. De plus, l’article 97 du TAS énumère les cas des recours et le cas d’un forfait n’est pas compris dans un éventuel recours.
De plus, il est mentionné que le recours, si recours il y aurait, ne doit pas dépasser 5 jours après la sanction. Or, du côté du CRB on a formulé le recours 5 mois plus tard ! C’est à se demander si du côté du CRB on ne maîtrise pas la juridiction sportive.

Probables sanctions de la FAF
Mieux encore, on parle incessamment d’un autre recours au TAS de Lausanne. Et là, il faut bien avertir les responsables du CRB que s’ils font ce recours, l’article 100 du TAS leur sera donc appliqué. Et celui-ci mentionne que la décision du TAS d’Alger interdit par la suite d’aller au TAS de Lausanne. Sinon, la Fédération algérienne de football pourrait bien sanctionner le club.
C’est justement pourquoi le président de la Fédération algérienne de football (FAF), Kheireddine Zetchi, avait annoncé à la Radio nationale que «les trois points défalqués au CR Belouizdad ne seront pas restitués». Il est donc bien clair qu’il ne faut, en aucun cas, tromper ses propres fans qui espèrent que l’équipe puisse récupérer ces fameux trois points.
Pour le moment, le CR Belouizdad reste sérieusement menacé par le spectre de la relégation, en occupant la dernière place du classement avec 11 points, à l’issue de la 16e journée championnat de Ligue 1, à sept unités du premier club non-relégable. n