Par Sihem Bounabi
Une fuite de gaz à l’origine de l’explosion, le 7 avril dernier, dans une maison au centre-ville de Bordj Bou-Arréridj. Dix personnes de la même famille avaient trouvé la mort et 16 autres avaient été blessées, conclut l’enquête menée sur cette affaire par le laboratoire régional de la police scientifique à Constantine. Il a écarté la possibilité qu’une explosion de produits inflammables serait à l’origine de l’accident, a annoncé, hier, le tribunal de Bordj Bou-Arréridj dans un communiqué de la justice.
Suite à la conclusion de l’enquête, le procureur de la République près le tribunal de Bordj Bou-Arréridj a ordonné le placement en détention provisoire de cinq personnes dans l’affaire de l’explosion de gaz survenue le 7 avril dernier, souligne le communiqué de cette juridiction. Il est ainsi précisé qu’il s’agit de deux agents d’intervention, un agent d’exécution, un chargé de mission et un directeur de Sonelgaz qui ont été écroués. La responsabilité du gestionnaire et des agents de la Sonelgaz a été établie quant au traitement du signalement par le propriétaire du logement de la fuite de gaz, les accusés n’ayant pas engagé les procédures prévues dans ce cadre, notamment la prise en charge systématique du cas de fuite, outre des fautes engageant leur responsabilité pénale, d’après la même source. Les accusés sont notamment poursuivis pour «délit d’homicide involontaire», «le délit d’avoir causé des blessures involontaires», et «le délit d’atteinte à la vie ou à l’intégrité physique d’autrui».
Pour rappel, suite à ce drame qui s’est déroulé en plein mois de Ramadan et qui a fortement ému l’opinion publique, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Kamel Beldjoud, s’était déplacé dans la wilaya de Bordj Bou-Arréridj en compagnie du ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, et de la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Kaouther Krikou, afin de présenter leurs condoléances au frère du propriétaire de la maison effondrée, au nom du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
Il avait annoncé l’ouverture d’une enquête en assurant que «les conclusions de l’enquête seront communiquées à l’opinion publique» et affirmant que «chacun assumera ses responsabilités, qu’il soit responsable ou citoyen, pour éviter le renouvellement de ce genre d’incidents».