Le père de la jeune fille d’Azazga retrouvée morte, lundi, dans la forêt de Yakouren, a été arrêté hier dans le sillage des investigations entreprises par les enquêteurs, après avoir découvert, selon des sources judiciaires, des traces de sang de la défunte dans le domicile du père.
Il s’agit là des premières conclusions de l’enquête ouverte sur l’affaire de la découverte du corps sans vie de Kenza lundi dernier dans la forêt de Yakourène, à une quarantaine de kilomètres à l’Est de Tizi Ouzou, dans un scénario qui a jeté le choc et la consternation sur les populations de la localité.
Les mêmes sources judiciaires ajoutent que le corps de Kenza «a été découpé en plusieurs parties afin de faciliter la dissimulation de sa dépouille», en attendant la version du mis en cause devant le procureur de la République du tribunal d’Azazga.
A rappeler que Kenza, âgée de 17 ans, fille de parents dévorcés, n’avait plus donné signe de vie depuis le 1er février avant que son corps sans vie ne soit découvert par un berger dans le massif forestier de Yakourène. Kenza avait quitté le domicile familial à Azazga pour «se rendre chez sa grand-mère».
N’ayant pas eu de nouvelles de leur fille, près d’une semaine de son départ, ses parents ont déposé plainte auprès de la sûreté de daïra d’Azazga, après qu’ils se soient rendus compte qu’elle n’était pas chez sa grand-mère, a-t-on indiqué.
Le corps sans vie de Kenza a été découvert par un citoyen (berger) et récupéré par les services de sécurité à la lisière de la forêt près du village Ait Aissi, dans la commune de Yakourene. La triste nouvelle s’est répandue telle une traînée de poudre parmi les villageois qui continuent encore de s’interroger sur les circonstances de ce drame, encore un, qui coûte la vie à une très jeune fille. <