La Cour d’Alger a reporté hier dimanche le procès en appel des jugements de première instance prononcés contre l’ancien directeur de la résidence d’Etat Sahel, Hamid Melzi et ses co-accusés, au 28 novembre pour absence de la défense.

L’enrôlement de cette affaire coïncide avec la grève des avocats en réponse à l’appel de l’Union nationale des ordres des avocats qui avait décidé mercredi dernier de boycotter l’activité judiciaire pendant un jour devant toutes les juridictions et les établissements pénitentiaires.
Ce boycott intervient pour contester la loi de finances qui prévoit deux articles imposant un nouveau régime fiscal aux avocats, d’après un communique de l’Union. Pour rappel, le Pôle économique et financier près le Tribunal de Sidi M’hamed a condamné l’ex-Directeur général (DG) de la résidence d’Etat «Sahel», Hamid Melzi à une peine de 5 ans de prison ferme, assortie d’une amende de 8 millions de DA dans une affaire de corruption dans laquelle sont poursuivis d’autres responsables, dont les deux anciens Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal. L’ancien Premier ministre, Ahmed Ouyahia a été condamné à une peine de 6 ans de prison ferme assortie d’une amende d’un (1) million de DA. Abdelmalek Sellal a écopé d’une peine de 5 ans de prison ferme, assortie d’une amende d’un (1) million de DA. Les fils Melzi, Ahmed, Salim et Mouloud ont été condamnés à une peine de deux (2) ans de prison ferme, assortie d’une amende de 8 millions de DA. Son quatrième fils Walid a écopé d’une peine d’un (1) an de prison ferme assortie d’une amende d’un (1) million de DA.
Les sociétés des fils Melzi doivent s’acquitter, solidairement, d’une amende de 32 millions de DA. Le principal accusé Hamid Melzi est condamné à verser au Trésor publique une amende de 20 millions de DA à titre de dommages et intérêts avec le gel de tous les comptes bancaires. Quant à l’ex-Directeur d’Air Algérie, Bekhouche Allache, il a été condamné à deux ans de prison, dont un an avec sursis et à une amende de 500.000 DA. L’ex-DG d’Algérie Télécom, Ahmed Choudar a été condamné à un an de prison ferme et à une amende d’1 million de DA, tandis que l’ex-directeur de la résidence officielle «El Mithaq», a été condamné à un an de prison avec sursis et à une amende de 200.000 DA. Placé en détention provisoire depuis mai 2019, Hamid Melzi a été poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, dont blanchiment d’argent, transfert de biens provenant de la criminalité, abus de fonction à l’effet d’accorder d’indus privilèges, incitation d’agents publics à exploiter leur influence en vue de violer les lois et réglementations en vigueur, outre la conclusion de contrats en violation des dispositions législatives et réglementaires en vigueur. (APS)