La Cour suprême se penchera, le 11 mars, sur l’affaire de l’ancien patron de la DGSN, Abdelghani Hamel, a informé le collectif de de défense, qui souligne que l’étude de ce dossier intervient suite au dépôt du recours. La demande de la défense a été introduite après les peines retenues contre Hamel et des membres de sa famille par la chambre pénale près la Cour d’Alger.
Cette dernière avait surtout confirmé, en deuxième instance, la confiscation des biens de l’ex-patron de la police, ceux de ses quatre enfants et de son épouse, le paiement d’un montant de 700 millions de dinars au Trésor public et des amendes assorties aux peines prononcées. Le verdict a été marqué par la condamnation à 12 ans de prison de Hamel alors qu’une peine de 15 ans a été retenue contre lui. D’autres prévenus dans la même affaire ont bénéficié d’un non-lieu.
Abdelghani Hamel est poursuivi, dans cette affaire précisément, avec ses quatre enfants et des fonctionnaires de l’administration locale pour, entre autres, «blanchiment d’argent», «abus de fonction», «enrichissement illicite», «trafic d’influence», «incitation d’agents publics pour obtention de foncier», «non-déclaration de biens». La juridiction d’appel avait confirmé la décision du Tribunal de Sidi M’hamed quant à la confiscation des biens de l’ancien chef de la police, de ses enfants et de son épouse, mais aussi au paiement d’amendes assorties aux peines et des montants réclamés par le Trésor public, aux personnes physiques, 700 millions de dinars, et aux personnes morales (les sociétés), 320 millions de dinars.
Lors du procès en appel dans cette affaire, Hamel a affirmé avoir transmis un «rapport accablant» sur les relations entre le baron de la drogue, Ahmed Zenjabil, l’ex-chef de la 2e Région militaire, le général Kamel Abderrahmane et l’ancien commandant de la Gendarmerie nationale, le général Ghali Belkecir, en fuite.
Ce à quoi a réagi l’ex-chef d’état-major au 2e CRGN d’Oran, le colonel Allal Taifour. «Hamel déclare par ailleurs qu’après l’éclatement de l’affaire Zenjabil en 2004-2005, il aurait transmis un rapport au commandant de la Gendarmerie nationale qui, à son tour, a saisi le président de la République. Je le mets au défi de remettre ce rapport à la justice», a-t-il riposté. Pour sa part, le général-major à la retraite Kamel Abderrahmane, a indiqué que «les propos de l’ex-DGSN sont de pures inventions et que la vérité sortira lors d’un procès que j’ai l’intention d’entreprendre contre lui».
Concernant les enfants de Hamel, Mourad, Chafik, Amyar et Chahinez, ils ont été condamnés respectivement à 7, 5, 8 et 2 ans de prison dont un avec sursis, alors que le Tribunal de Sidi M’hamed leur avait infligé une peine respective de 7, 8, 10 et 3 ans de prison ferme.
S’agissant de l’ancien wali de Tlemcen, Zoubir Bensebane, et celui d’Oran, Abdelmalek Boudiaf, promu par la suite ministre de la Santé, ils ont bénéficié d’un non-lieu, alors qu’ils avaient été condamnés à 3 ans de prison ferme en première instance. Pour leur part, Abdelghani Zaalane, ex-ministre des Travaux publics et ancien wali d’Oran, ainsi que Ghelaï Moussa, ex-wali de Tipasa, ont été condamnés respectivement à 2 et 4 ans de prison, après avoir écopé de peines respectives de 3 et 5 ans de prison ferme.
Dans le même procès, la chambre pénale avait confirmé la peine de 3 ans de prison ferme infligée en première instance à l’ex-directeur de l’OPGI d’Hussein Dey, Mohamed Rehaimia. Le non-lieu a été également prononcé au profit d’Abderrahim Khaldoun, directeur de l’industrie d’Oran, Nacer Chenini, Salim Maalem et le promoteur Ali Bali. n