L’affaire du tifo mettant en cause l’Arabie saoudite, arboré par les supporters d’Aïn M’lila, continue de faire couler beaucoup d’encre et de susciter les commentaires, notamment sur les réseaux sociaux. Beaucoup de rumeurs sur cette affaire ont circulé sur notamment des sanctions, voire des limogeages.

Bien que les autorités algériennes aient confirmé des mesures, aucune information officielle sur des éventuelles sanctions n’a été confirmée. Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a indiqué jeudi à Alger que les lois algériennes « imposent le respect du président de la République et des autres chefs d’Etat ». Ouyahia, qui répondait à une question d’un journaliste sur l’incident de la banderole mettant en cause le souverain saoudien, déployée au stade d’Aïn M’lila (Oum El Bouaghi), en marge de l’ouverture de la 26e édition de la Foire de la production algérienne, a affirmé : « Nos lois imposent le respect de notre président et des autres chefs d’Etat. » Le Premier ministre a estimé que l’incident du stade était « inadmissible », soulignant que le peuple algérien est connu pour ses « bonnes valeurs morales ». L’ambassadeur d’Arabie saoudite à Alger a été le premier à déclarer dans un tweet qu’Ahmed Ouyahia s’est excusé en son nom « pour le peuple saoudien frère », suscitant l’incompréhension chez certains qui estiment qu’il n’y a pas de raison de s’excuser. Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh, avait fait état mardi de l’ouverture d’une enquête sur cet incident, précisant que les résultats préliminaires avaient montré qu’ « il s’agit d’un acte individuel et isolé ». Le ministre a rappelé que l’Algérie et l’Arabie saoudite étaient « deux pays frères, unis par des relations historiques qui se sont raffermies au fil des ans, en plus des liens de fraternité, de coopération et de solidarité ». Le ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, a confirmé, de son côté, l’ouverture d’une enquête sur cette affaire et que la procédure judiciaire suit son cours sans donner d’autres précisions. Cette affaire suscite de nombreuse réactions à cause notamment de son côté inédit. C’est la première fois dans les annales du sport algérien qu’une expression des supporters dans un stade de football suscite une polémique en dehors du terrain provoquant un certain embarras entre l’Algérie et un Etat étranger