L’affaire de la cocaïne a pris l’« allure d’une crise d’Etat », a soutenu le Mouvement Mouwatana dans un communiqué paru aujourd’hui.

Le même mouvement, dont les initiateurs comptent plusieurs personnalités et activistes politiques et de la société civile, à l’instar de l’ancien chef de gouvernement Ahmed Benbitour, considère aussi dans ce communiqué que cette affaire a «exacerbé les luttes internes au régime et a dévoilé aux Algériens l’étendue du délabrement des institutions ». A la suite d’une réunion de son instance de coordination, ce mouvement appelle les Algériens, en particulier la classe politique et la société civile, à se départir d’une position de résignation et à prendre leur responsabilité politique en exigeant la vérité sur ce qu’il appelle « les dérives », en les « condamnant et en s’engageant activement en faveur du véritable changement auquel aspire le pays. ». « La renonciation au 5e mandat, l’organisation de vraies élections présidentielles et l’ouverture d’une période de transition pour refonder l’Etat sont la voie la plus sûre pour retrouver une vraie stabilité, réhabiliter le droit et engager le pays sur la voie de la dignité et du développement », ajoute aussi le même communiqué. Le mouvement Mouwatana a fait état aussi de « l’organisation d’une conférence nationale de la citoyenneté qui sera réunie après la rentrée sociale ».

Enfin, Mouwatana « organisera dans les tous prochains jours une conférence de presse pour éclairer l’opinion publique sur une initiative de saisine du Conseil constitutionnel, relative aux droits et libertés publiques », ajoute aussi le communiqué signé par le porte-parole Me Zoubida Assoul qui est également la présidente d’un parti politique, l’Union pour le changement et le progrès (UCP). Dénommé « citoyenneté-démocratie » (Mouwatana), cet espace a été mis en place à l’issue d’une réunion tenue au siège de Jil Jadid, à Alger, le 6 juin dernier.