Mustapha Berraf n’est officiellement plus président du Comité Olympique algérien (COA) depuis le 12 mai dernier. Mais ce n’est pas pour autant que les tensions qu’avait provoquées sa gestion de l’instance morale du sport national se sont apaisées. D’ailleurs, le conflit qu’il y avait entre le boss du COA et cinq de des anciens membres de son Bureau Exécutif a été « exhumé » par le Tribunal algérien de règlement des litiges sportives (TARLS/ex-TAS) qui devra se prononcer lundi prochain.

Ils sont cinq membres à avoir été exclus au mois de janvier dernier, « d’une manière illégale qui ne remplit pas les conditions statutaires en vigueur », selon ces derniers, du Bureau exécutif du COA que gérait Mustapha Berraf à l’époque.
La structure sportive avait indiqué que cette décision a été prise parce que le quintet, composé de Salim Raouf Bernaoui (président de la Fédération d’escrime), Larbi Abdellaou (président de la Fédération d’haltérophilie), Hakim Boughadou (président de la Fédération de natation), Sofiane Zahi (président de la Fédération de gymnastique) et Nabil Sadi (ex-président de la Fédération de boxe), avait « contrevenu aux obligations de présence aux réunions du bureau exécutif, conformément aux règlements et statuts intérieurs de l’instance olympique.»

Anomalies de l’AGEx
Et puisqu’il y avait 5 sièges vacants, « nous sommes dans l’obligation de procéder au remplacement de cinq membres issus des fédérations olympiques ayant contrevenu à leurs obligations de présence à cinq reprises, ce qui a entraîné automatiquement leur exclusion, en plus du fait que le règlement intérieur les oblige à satisfaire à leurs obligations statutaires », avait justifié Berraf à l’issue de l’AGEx tenue le 25 janvier écoulé.
Trois d’entre eux, à savoir Sofiane Zahi et Larbi Abdellaoui ainsi que Hakim Boughadou, ont décidé de saisir le Tribunal algérien de règlement des litiges sportives (TARLS/ ex-TAS) pour être rétablis dans leurs droits. Cependant, il faut savoir que ses absences étaient plus une forme de contestation. Aussi, selon les statuts du COA, il est interdit de procéder à l’exclusion et le remplacement d’un membre lors d’une même assemblée. Cela cachait peut-être une préméditation et des règlements vis-à-vis des personnes bannis.

La récidive de Berraf
En outre, on peut faire remarquer qu’à chacun de ses mandats précédents, Berraf avait provoqué des AG pour le remplacement de membres qui n’étaient pas d’accord avec sa politique ou s’interposait à certaines décisions qui sont dans l’intérêt général du sport national. C’est pour ces raisons que Zahi ainsi que ses homologues Boughadou et Abdelloui, qui gèrent les instances de natation et d’haltérophilie dans l’ordre, ont décidé d’emprunter la voie légale.
D’ailleurs, les parties concernées par cette affaire ont été auditionnées le 13 juillet au niveau de la structure juridique sportive nationale. Après avoir entendu les concernés, le TARLS devrait se prononcer le 3 du mois prochain, soit dans 5 jours. Si les plaignants sont réhabilités, les désignations de Bouaoud Abdelmadjid, président de la Fédération des sociétés d’aviron et de canoë-kayak (FASACK), Rabah Bouarifi (61 voix), président de la Fédération de basket-ball (FABB), Lemouchi Mustapha (46 voix), président de la Fédération de volley-ball (FAVB), Benalloua Yazid (44 voix), président de la Fédération de taekwondo (FAT) et Abderezzak Lazreg (39 voix), président de la Fédération de tir sportif (FATS), devraient être reconsidérées. n