Si le projet de transfert des eaux du barrage Tilesdit (Bouira) vers la daïra de Mansoura à l’ouest a vu le jour et mis en service en alimentant 3 communes en attendant les 2 restantes, le projet de transfert des eaux du barrage Tichihaf (Béjaïa) vers les 8 communes du nord de la wilaya, révélé en décembre 2015, lui, affiche un taux d’avancement des travaux de 27%.

Sur le sujet, nous avons questionné M. Ghediri, directeur des ressources en eau, qui explique l’état des lieux, en substance, par l’opposition des propriétaires terriens qui refusent de céder leurs terres pour un tel projet d’utilité publique, moyennant une indemnisation «conséquente» et conformément à la réglementation en vigueur ; en sus de la nature géographique de la région et ses aléas climatiques qui entravent les travaux. Toutefois, rassure notre interlocuteur, dans deux ans et demi, la commune d’El Main sera dotée en AEP et le village limitrophe Sidi Idir dans un an et demi, en attendant d’alimenter les autres communes, dont 3 affiliées à la wilaya de Sétif. Des études et expertises ont déjà été faites par l’entreprise chargée du projet qui compte quatre lots.
Le 1er lot a été attribué en octobre 2016, le 2e, concernant le transfert, a été attribué à un consortium, et les travaux sont, selon M. Ghediri, à 37%. Le 3e lot, lié au raccordement, a été confié à 4 entreprises et les travaux sont à 8%. Quant au 4e lot, il est dédié à la rénovation des réseaux des 8 communes. A noter que le barrage Tichihaf, d’une capacité de 80 millions de m3, à cheval entre trois wilayas, situé dans un bassin de versants important qui lui permet de se remplir deux fois par an. Un atout de taille, une fois mis en service, pour « éradiquer » à l’horizon 2019, le problème d’AEP au niveau de la wilaya, après le transfert intégral des eaux du barrage Aïn Zada, d’une capacité de 125 millions de mètres cubes, au profit de la wilaya de Bordj, indique le premier responsable du secteur.