Une moisson de plus de 450 000 quintaux de blé dur, sur une superficie emblavée de 10 150 hectares dont 3.066 ha réservés aux semences, est attendue dans la wilaya d’Adrar au terme de l’actuelle campagne de moisson-battage, a-t-on appris des autorités de la wilaya.

La vulgarisation et l’adoption des techniques modernes de céréaliculture et d’irrigation, en plus de l’extension des surfaces emblavées, ont permis de doubler cette année la moisson et d’accroitre les rendements, a affirmé le wali d’Adrar, Hamou Bakkouche, lors du lancement jeudi de la campagne moisson-battage au niveau de l’exploitation pilote Moulay Nadjem (périmètre Ain El-Feth). M. Bakkouche a, en outre, réaffirmé la détermination des pouvoirs publics à accompagner cette activité agricole ‘’prometteuse’’, au plan technique, financier et administratif, surtout que ce créneau suscite un engouement de jeunes agriculteurs qui se sont investis avec succès dans cette activité à travers la wilaya. Le directeur de la Coopérative des céréales et légumes secs (CCLS) d’Adrar, Mokhtar Hamdani, a indiqué, de son côté, que la sélection de semences adaptées, avec l’ouverture par la coopérative d’une station technique de traitement des semences et de fourniture des intrants aux agriculteurs, a contribué largement à la multiplication de la production céréalière et la hausse de ses rendements à plus de 50 quintaux à l’hectare. Plus de 150 000 quintaux, soit près du tiers de la moisson prévisionnelle de cette campagne, seront réservés comme semences pour la prochaine saison agricole, a-t-il ajouté. Les superficies céréalières, irrigués par le biais de 360 pivots, sont réparties entre les communes de Zaouiet-Kounta, Anzedjemir, Tsabit, Fenoughil, Ougrout et Amguidène. La CCLS a mobilisé, pour les besoins de cette campagne moisson-battage, les moyens nécessaires, dont 30 moissonneuses et 50 camions de 20 tonnes pour la collecte et le transport de la récolte, selon son responsable. Une satisfaction quant au bon déroulement de la saison agricole et l’abondance de la récolte a été affichée par nombre d’agriculteurs locaux, dont Mohamed Oum El-Ghaith (commune d’Anzedjemir) qui s’attend à un rendement de 62 quintaux à l’hectare dans son exploitation. En plus d’être satisfait de la récolte, il envisage de développer son activité par deux récoltes alternées par saison, en cultivant du maïs de fourrage (ensilage) au terme de la moisson de blé. Les agriculteurs locaux fondent aussi des espoirs sur un renforcément de l’accompagnement leur étant assuré par un soutien de l’énergie électrique qui, disent-ils, constitue encore une lourde charge de production.