Le Premier ministre, ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane, présentera aujourd’hui le Plan d’action du gouvernement devant les membres du Conseil de la Nation, axé essentiellement sur l’engagement de réformes structurelles destinées à relancer l’économie nationale et moderniser le système bancaire et financier. Cette présentation sera suivie aussitôt par l’ouverture du débat animé par les membres du Conseil de la Nation autour du Plan d’action du gouvernement et se poursuivra le lendemain par les interventions des présidents des groupes parlementaires représentés au Conseil. Le Premier ministre répondra mercredi après-midi aux questions et observations des membres du Conseil de la Nation, avant que les membres du Conseil n’adopte une motion sur le Plan d’action du gouvernement. Adopté le 30 août dernier par le Conseil des ministres, le Plan d’action est composé de cinq chapitres, à savoir la consolidation de l’Etat de droit et la rénovation de la gouvernance, la relance et le renouveau économiques, le développement humain et une politique sociale renforcée, une politique étrangère dynamique et proactive, ainsi que le renforcement de la sécurité et de la défense nationale. Le texte indique que l’élaboration du Plan d’action du gouvernement intervient dans une conjoncture «exceptionnelle» liée à la pandémie du covid-19 et constitue un «grand défi» pour le gouvernement qui doit à la fois gérer «l’urgence d’une situation épidémiologique (…) et engager des réformes structurelles importantes sur les plans institutionnels et socio-économiques, particulièrement pour réussir la relance économique». Le Plan d’action du gouvernement a été adopté jeudi dernier à l’Assemblée populaire nationale (APN) par 318 députés sur les 380 présents, alors que 65 autres ont voté contre. Au cours des quatre jours de débats à la chambre basse du Parlement, les députés ont focalisé leurs interventions sur la conjoncture économique que traverse le pays et ses effets sur le front social, d’où l’impératif de prendre des «mesures urgentes» pour améliorer le pouvoir d’achat du citoyen, ainsi que la nécessité de fixer un calendrier pour concrétiser le plan d’action. Dans ses réponses aux membres de l’APN, le Premier ministre a indiqué que le la Loi des finances 2021 prévoit un «montant de 1.900 mds DA alloué à l’aide sociale, soit 23.78% du budget de l’Etat». M. Benabderrahmane a affirmé que la réforme du système de subvention sociale s’effectuera par le passage au virement au profit des familles nécessiteuses qui bénéficieront d’un «revenu supplémentaire comme indemnisation de la hausse des prix», soulignant que cette réforme vise un «meilleur ciblage garantissant une justice sociale».