Adolpho Kaminsky était un photographe de talent mais aussi un faussaire de génie pour la Résistance contre le nazisme et un des soutiens précieux du FLN et d’autres mouvements de libérations dans le monde, s’est éteint ce lundi à l’âge de 98 ans.

Adolpho Kaminsky dès sa libération du camps de Drancy, en janvier 1944, où il avait été interné comme juif et libéré comme natif de Buenos Aires, après l’intervention du consulat argentin, met son talent au service de toutes sortes de causes de la deuxième moitié du XXe siècle. Il est célèbre pour avoir fabriqué de faux papiers permettant de sauver d’une mort certaine des centaines de juifs qui risquaient la déportation aux campas nazis.

Il s’est engagé, par la suite en faveur de la cause algérienne, rejoignant les réseaux Jeanson et Curiel qui fournissent une aide logistique au FLN. Puis, dans les années 1960 et jusqu’à l’aube des années 1970, il fournit en faux papiers une myriade de mouvements de libération nationale en Amérique du Sud ou en Afrique.

Il pose dans les années 70 ses valises en Algérie où il vit une dizaine d’années avant de repartir en France.

En 2009, sa fille Sarah retrace sa vie dans un livre intitulé Adolfo Kaminsky, une vie de faussaire, célébrant ainsi l’oeuvre du “faussaire de Paris”, un des héros de l’humanisté au XX siècle.