L’Algérie s’est engagée à remplir les conditions de son adhésion aux BRICS afin que le processus puisse être bouclé l’an prochain.

Par Hakim Ould Mohamed
En effet, l’Algérie espère boucler le processus de son adhésion aux BRICS avant la fin de l’année prochaine. A ce propos, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a affirmé, jeudi, que l’année 2023 sera couronnée par l’adhésion de l’Algérie aux BRICS, une organisation économique qui comprend le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud. Jeudi, lors de l’entrevue périodique accordée à des représentants de médias nationaux, le chef de l’Etat est revenu à la charge, après avoir été le premier à annoncer l’intention de l’Algérie de faire partie des BRICS, affirmant que l’année 2023 sera couronnée par l’adhésion de l’Algérie à cette organisation. Le processus semble suivre son cours, mais des exigences doivent être satisfaites par l’Algérie afin de se voir attribuer un siège aux BRICS, selon le Président Tebboune, soulignant, à ce sujet, que ce processus exigeait une poursuite des efforts dans les domaines de l’investissement et du développement économique et humain d’une part, et de passer à des niveaux supérieurs d’exportation d’autre part. Les statistiques les plus récentes en la matière sont plutôt encourageantes ; l’Algérie clôturant le précédent exercice avec 5 milliards de dollars d’exportations hors hydrocarbures et devrait finir l’actuel exercice avec 7 milliards de dollars d’exportations hors hydrocarbures avant de passer, en 2023, à une valeur de 10 milliards de dollars au compteur. Le président de la République a affirmé, d’ailleurs, que la progression constatée sur la courbe des exportations hors hydrocarbures n’est pas une vue d’esprit, encore moins un simple slogan, mais une réalité sur le terrain, relevant l’effort consenti par la Société Algérienne des Foires et Exportations Safex pour organiser des expositions de produits nationaux dans certains pays africains en attendant leur généralisation vers d’autres pays. A fin novembre dernier, l’Algérie a réalisé plus de 6 milliards de dollars d’exportations hors hydrocarbures, à en croire les derniers chiffres communiqués, vendredi, par a le ministre du Commerce et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, à l’ouverture de la 36e édition de la manifestation internationale Assihar Tamanrasset (Lire en page 7). L’Algérie évolue ainsi résolument vers l’objectif des 7 milliards de dollars fixé pour la fin de l’année. C’est un pas vers la satisfaction d’une des conditions économiques posées par le groupe des BRICS aux pays souhaitant y adhérer. Ce n’est pas tout. «C’est lorsque notre produit intérieur brut (PIB) dépassera les 200 milliards de dollars, que nous pouvons dire que nous sommes proches des BRICS», a indiqué le Chef de l’Etat, comme pour dire que l’Algérie s’est engagée à remplir les conditions de son adhésion aux BRICS afin que le processus puisse être bouclé l’an prochain. S’agissant de la position des membres de l’organisation vis-à-vis de la candidature de l’Algérie, le Président Tebboune a affirmé que la Chine, la Russie et l’Afrique du Sud ont accueilli favorablement cette démarche, ajoutant que le travail se poursuivait pour la concrétiser avant la fin de l’année 2023, et ce, à travers la présence officielle de l’Algérie à sa réunion. Sans l’ombre d’un doute, l’Algérie a tout à gagner en étant membre des BRICS, aussi bien au plan économique que politique, étant donné que l’Organisation, avec laquelle l’Algérie partage une vision basée sur la nécessité d’un nouveau ordre économique mondial, s’impose désormais comme une puissance dans un monde tiraillé par des forces plaidant en faveur du maintien d’un système international bipolaire. Le Chef de l’Etat, qui n’a cessé d’appeler à un nouvel ordre mondial, a estimé que l’adhésion de l’Algérie aux BRICS ouvrira des perspectives prometteuses à l’investissement dans le pays et au partenariat dans les différents domaines économiques, notamment les mines et les infrastructures, soulignant que les BRICS constituent une «base économique solide». Dans la foulée, le Président de la République a formulé le souhait de lancer des investissements conjoints avec les pays du groupe en vue de réaliser le projet de train transafricain, qui permettra de relier l’Algérie aux pays du Sahel. Pour ainsi dire, l’Algérie espère faire aboutir son projet de faire partie des BRICS en 2023. Le chef de l’Etat, qui s’est exprimé, récemment, lors de sa rencontre périodique avec les représentants des médias nationaux, a assuré que l’Algérie satisfaisait, en grande partie, aux conditions d’adhésion aux BRICS. Certes, cette adhésion est tributaire de conditions économiques, mais l’Algérie «satisfait» déjà une grande partie de ces exigences, avait déjà précisé le chef de l’Etat. Abdelmadjid Tebboune avait précisé, par le passé, que «l’Algérie s’intéresse aux BRICS en ce qu’ils constituent une puissance économique et politique». «L’adhésion à ce groupe mettrait l’Algérie, pays pionnier du non-alignement, à l’abri des tiraillements entre les deux pôles», a-t-il ajouté. Officiellement, l’Algérie avait demandé le fameux sésame en déposant auprès des BRICS sa demande d’adhésion. <