Programmée ce jeudi au Théâtre National Algérien Mahieddine Bachtarzi (TNA), après une première présentation dimanche dernier à l’Institut français d’Oran, la pièce mise en scène par Djaber Hadda et intitulée «L’Aube Ismaël» proposera au public de découvrir une adaptation d’un texte poétique de Mohammed Dib.

Les organisateurs du spectacle, prévu à partir de 16h30, précisent que la pièce «raconte l’attente terrible d’une mère dont le fils parti le matin tarde à rentrer». En effet évoquant de thèmes tels que l’absence, l’exil, le silence, la quête et la renaissance, la pièce construite comme «un voyage initiatique» est l’adaptation fidèle, explique Djaber Hadda, d’un poème «d’une très grande beauté dans sa façon de traiter la douleur, la perte de l’enfant, d’un pays, d’une ville (…) mais c’est aussi un texte qui parle de combat aboutissant finalement à une renaissance au travers de la mère de la femme». La pièce théâtrale met en scène deux comédiens : Meryem Medjkane et Tarik Bouarrara. Ils sont également placés au centre d’une scénographie volontaire minimaliste, constituée presque uniquement de branches mortes – une façon, explique-t-on, d’évoquer les concepts de reconstruction et de renaissance. Le metteur en scène Djaber Hadda nous explique en ce sens que le travail sur le texte de Mohammed Dib s’est avéré relativement difficile tant il a été souhaité dès le départ de rester le plus fidèle aux idées qu’il véhicule mais aussi à la langue de l’auteur ; ainsi, précisant que «le texte n’est pas écrit pour le théâtre, il a donc fallu apporter un travail d’adaptation». «J’ai personnellement rejoint le projet en 2015, et bien que le travail d’adaptation se soit avéré difficile (…) nous avons respecté le texte et la langue de Mohamed Dib. Et bien sûr, la pièce présente une version allégée du texte, la seule chose que nous avons apporté est une ‘‘ponctuation’’ du texte avec des termes ou des phrases en arabe dialectal». Spectacle ouvert au public à un prix symbolique (200 da) ; le projet est présenté en Algérie grâce à la participation des l’institut français d’Oran, et du TNA qui mettra à disposition son espace. «L’Aube Ismaël» a ainsi demandé plusieurs années de travail et de répétition entre la France et l’Algérie.
Pour la précision, l’idée de départ revenant à la comédienne Meryem Medjkane et au collectif d’artistes «Les Itinérantes». «Le texte avait en fait été choisi par la comédienne Meryem Medjkane dans le cadre plus vaste du projet «Les Itinérantes» réunissant des artistes de Marseille et d’Oran», d’autres présentations de la pièce devraient ultérieurement être programmées, selon Djaber Hadda.