Le déconfinement progressif poursuit son chemin en Algérie, alors que les chiffres quotidiens de l’épidémie font état de recul, ou du moins de stabilité de la situation depuis plusieurs jours. Mais ce ne sont pas toutes les activités qui se trouvent concernées aujourd’hui par le retour à la normale. Nombreux sont, en effet, les responsables d’entités commerciales, industrielles ou de services qui continuent à broyer du noir en attendant des lendemains meilleurs qui tardent à venir. Qui ne se dessinent même pas, puisqu’hier, à la veille de l’expiration du délai de confinement partiel imposé à 29 wilayas, ces derniers ne savaient toujours pas s’ils allaient, enfin, reprendre le chemin du travail.
L’attente se fait de plus en plus pesante. Elle devient même insoutenable après six longs et lents mois passés dans des conditions très difficiles à gérer du point de vue sanitaire face au coronavirus, et qui sont devenues aujourd’hui impossibles à continuer de supporter pour l’ensemble des personnes encore pénalisées.
Pour ceux qui ont eu la chance de puiser dans leurs économies, jusqu’à les épuiser, tout comme pour ceux qui ont dû recourir à des emprunts pour traverser la période qui s’est écoulée depuis mars à aujourd’hui, le retour à l’activité professionnelle est devenu plus qu’une urgence. Une affaire quasiment de survie qu’ils ne peuvent plus se retenir de revendiquer dans toute sa portée en cette période qui voit la rentrée sociale s’annoncer à grands pas et dresser la liste des dépenses qu’il va falloir encore consentir, notamment celles qui seront générées par la rentrée scolaire.
Il y a même ceux qui sortent dans la rue pour réclamer la reprise de leur activité. Ces derniers n’en peuvent plus, mais ne désespèrent pas pour autant de renouer avec leur gagne-pain et une stabilité financière de leurs foyers sapés par une épidémie à plusieurs déclinaisons socio-économiques.