Certaines activités commerciales sont au plus bas depuis le début du confinement, risquant même la faillite. D’après le président de l’Association nationale des commerçants et artisans algériens, Hadj-Tahar Boulenouar, les ateliers de confection et de couture surtout sont les plus touchés. «Ces ateliers, étant fermés, ne reçoivent plus de commandes. Ils sont tout simplement à l’arrêt. Certains ont pensé à créer des pages facebook pour exposer leurs produits, confectionnés à domicile», rapport-il. Les magasins de vêtements et de chaussures connaissent aussi une mauvaise période. «Cela a contribué à booster en quelque sorte le e-commerce même si les pratiques commerciales en ligne ne répondent pas encore aux normes. Certains propriétaires de commerces d’articles vestimentaires et de chaussures ont également ouvert des pages facebook pour écouler leurs marchandises», constate-t-il, déplorant des pertes financières considérables pour certaines catégories de commerçants et d’artisans depuis le début du confinement. Il confie avoir interpellé à plusieurs reprises les pouvoirs publics pour soutenir financièrement ces commençants, pour leur éviter la faillite. «D’autant plus que nous ne savons pas pour combien de temps le confinement va encore durer. Les petits artisans surtout ont besoin d’une aide financière pour poursuivre leurs activités», conclut-il. Les agences de voyage traversent également un mauvais moment. Les nouvelles, surtout, qui viennent d’obtenir leurs agréments. Aucune entrée d’argent depuis le mois de février. «Nous traversons une période très dangereuse non seulement sanitaire mais financière aussi. Nous continuons à assurer les charges mais nous n’avons aucune entrée financière depuis la suspension des vols et la fermeture des infrastructures hôtelières. Nous n’avons pas été remboursés par Air Algérie et nous sommes obligés de rembourser nos clients ayant réservé pour les vacances de printemps», confie Nacera Moumen, gérante d’une agence de voyages. Les agences de voyage les moins robustes, selon elle, risquent la fermeture dans les semaines, sinon dans les jours à venir. «Nous avons été obligés de libérer nos employés en attendant la fin du confinement, car nous n’avons pas les moyens de les payer», révèle-t-elle. Le Syndicat national des agences de voyage (Snav) avait récemment appelé les pouvoirs publics à mettre en place un fonds d’aide au profit de ces opérateurs quand ces derniers sont confrontés à des situations risquées et imprévues, comme celle du coronavirus. «Pour le moment, personne ne nous a interpellé ou tendu la main», déplore la gérante de «Voyage du cœur».