PAR NAZIM B.
Après avoir pris la décision de prendre part aux prochaines législatives anticipées de juin prochain, le Front pour la justice et le développement (FJD) d’Abdallah Djaballah a établi un constat critique de la situation socio-économique du pays, notamment en ce qui concerne l’érosion du pouvoir d’achat des ménages et la pénurie de quelques denrées alimentaires.
Le parti d’obédience islamiste a rendu public un communiqué à l’occasion du début du Ramadan dans lequel il met en évidence les «souffrances» du citoyen qui fait face, ces dernières semaines, à une hausse des prix sur fond d’amenuisement du pouvoir d’achat. Le FJD en veut comme preuve d’une situation difficile, «les files d’attente qu’on observe devant les agences d’Algérie Poste pour un pathétique retrait de la pension ou du salaire», évoquant également la course pour l’acquisition d’un sachet de lait dans certaines régions.
Le FJD a appelé les autorités publiques à «chercher les causes réelles de cette crise loin de toutes velléités de propagande». Par ailleurs, et sur un autre registre, la formation de Djaballah a plaidé la cause des détenus, appelant les autorités à «les libérer pour qu’ils puissent vivre ce mois avec leurs familles». Pour sa part, le parti TAJ présidé par l’ancienne ministre, Fatma Zohra Zerouati, a annoncé hier sa participation au scrutin de juin prochain faisant part de son pari sur «de nouvelles figures» pour réussir ce rendez-vous électoral. «Notre parti répond à toutes les conditions réglementaires pour y participer. Nos listes sont fin prêtes avec la présence de nouvelles figures à travers lesquelles nous tablons sur une rupture avec les pratiques anciennes», a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse tenue hier au siège du parti.
Affirmant, par la même occasion qu’elle ne sera pas candidate pour un siège dans l’Hémicycle Zighout-Youcef, Zerouati a indiqué que son parti présentera des listes dans les 58 wilayas en plus de celles de la représentation de la communauté nationale établie à l’étranger.
A noter que TAJ, créé par l’ancien ministre Amar Ghoul, en prison pour diverses affaires de corruption, a obtenu lors des législatives de 2017, un total de 20 sièges, considéré comme une performance pour une première participation. Qu’en sera-t-il dans le contexte actuel marqué notamment par le discrédit populaire pour les partis politiques ayant constitué la base électorale du règne de Bouteflika ? Attendons pour voir.